Impact de Montréal

Thierry Henry a voulu régler des comptes

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La culture soccer ne s’est pas encore tout à fait enracinée au Québec, et on sent que l’entraîneur-chef de l’Impact de Montréal, Thierry Henry, tient à mettre au clair certains aspects tactiques mal compris de son système.      

En fait, on croirait qu’Henry se charge de servir une petite clinique de soccer aux Québécois lors de ses points de presse.           

Après avoir remporté son premier match en tant qu’entraîneur dans la Major League Soccer (MLS), samedi dernier, Henry a apporté des précisions sur son système considéré à tort ou à raison comme défensif.      

La ligne défensive du Bleu-Blanc-Noir était bel et bien composée de cinq joueurs lorsque l’équipe ne contrôlait pas le ballon, mais lorsqu’elle possédait celui-ci, les latéraux avaient le feu vert pour se porter à l’attaque, a précisé le pilote français dans un échange instructif avec un représentant des médias.      

«Il y en a qui disait que c’était une clinique de soccer que faisait Thierry Henry. Je pense qu’il en a profité pour "régler quelques comptes". Ça m’a l’air de quelqu’un qui lit pas mal tout ce qui s’écrit. Il encaisse un peu, et là, il a profité de la victoire et du sentiment positif pour régler quelques affaires», a observé l’analyste soccer de TVA Sports Vincent Destouches, lundi, à l’émission Les Partants.       

D’une part, cela donne droit à des conférences de presse enrichissantes après des victoires, d’autre part, en cas de défaite, il y a fort à parier qu’Henry ne se laissera pas manger la laine sur le dos, et les journalistes voulant le confronter auront intérêt à faire leurs devoirs.      

«Après des défaites, ça va aussi être extrêmement intéressant, a prédit Destouches. Je peux vous garantir qu’il va arriver un autre moment dans l’année où on va parler des conférences de presse de Thierry Henry parce qu’il aura dit telle ou telle affaire et il aura "fessé". Ça va faire les manchettes également.»     

Une mise au point nécessaire 

D’ailleurs, notre expert abondait dans le même sens qu’Henry : il serait trompeur selon lui d’affirmer que l’Impact employait cinq défenseurs contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.     

«C’est vrai qu’il y a beaucoup de faussetés qui se sont dites, a reconnu Destouches. Nous, samedi, on a présenté le onze partant en 3-4-3 parce que ce n’est pas une défense à cinq. Il faut arrêter avec ces schémas tactiques, ce n’est pas une image arrêtée; les joueurs ne sont pas des pions sur un terrain. Les deux joueurs de côté sont des joueurs qui attaquent et défendent.»     

«Si on dit que c’est une défense à cinq, c’est mensonger, a poursuivi l’analyste. Si on dit que c’est une défense à trois, c’est un peu mensonger également. Mais je préfère mettre [les latéraux] plus haut sur le terrain dans un positionnement tactique parce qu’à la fin du match, si on fait le positionnement moyen de tous les joueurs, eh bien les joueurs de côté auront l’air d’être plus proches des milieux que des défenseurs. Donc, on va parler plutôt de 3-4-3.»     

Voyez l’analyse complète de Vincent Destouches dans la vidéo ci-dessus.