Canadiens de Montréal

«Il n’y a pas un arbitre qui lui donnera ça»

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Max Domi célébrait ses 25 ans, lundi. Et même s’il produit à un rythme effréné depuis cinq rencontres, il n’a toujours pas eu de cadeau de Marc Bergevin à sa dernière année de contrat.      

L’attaquant des Canadiens de Montréal, qui vient d’inscrire sept points pendant cette série productive, n’a pas d’entente en poche en vue de la prochaine campagne et il sera intéressant de voir quelle approche son DG utilisera dans ce dossier.      

Voyez l'intervention de Renaud Lavoie aux «Partants» dans la vidéo, ci-dessus.   

Car si la tendance se maintient, l’Ontarien deviendra joueur autonome avec compensation le 1er juillet et il sera admissible à l’arbitrage. C’est alors que sera déterminée la valeur réelle de celui qui pivote la troisième unité de l’attaque du Tricolore, auteur de 44 points en 67 sorties.      

«C’est un travail assez important pour son agent et Bergevin afin de mettre en place un dossier qui expliquera comment en venir à une entente (en identifiant) quelles sont ses faiblesses, mais aussi ses forces», a résumé le journaliste Renaud Lavoie aux «Partants» à TVA Sports, lundi matin.      

«L’agent ne parlera pas des faiblesses. C’est certain. Il parlera des forces.»      

Il y a longtemps que le CH a été contraint à des négociations ardues en arbitrage. Il faut remonter à l’été 2014, lorsqu’il a accordé le faramineux pacte qu’écoule toujours le défenseur P.K. Subban.       

«Finalement, la décision de l’arbitre n’a pas été rendue, car vingt-quatre heures plus tard, on lui donnait son contrat de neuf millions de dollars par année pendant huit ans.»      

L’impartialité de l’arbitre      

Si les partisans ont souvent grogné à l’endroit du numéro 13 pour l’inconstance de son rendement après une campagne de 72 points, l’an dernier, il ne faut pas s’attendre à ce que l’arbitre tienne compte de sa saison en dents de scie, d’après Renaud Lavoie. Mais il ne lui donnera pas la lune non plus.      

«Il ne faut pas s’attendre à ce que l’arbitre trouve que Domi ne joue pas bien au hockey. Ceci étant dit, s’il demande huit millions de dollars par année, il ne l’aura pas. Il n’y a pas un arbitre qui lui donnera ça.      

«Ses statistiques et son temps de glace ne l’amènent pas à un statut de joueur de premier niveau dans la LNH.»      

Puisque Domi sera à deux ans de l’autonomie complète en juillet, Bergevin pourrait décider d’éviter une négociation encore plus ardue l’an prochain et viser un pacte de plusieurs saisons. Voilà un scénario possible.      

«J’ai comme l’impression qu’il va trouver un terrain d’entente en lui offrant un contrat à long terme. Peut-être de quatre ou cinq ans où on achèterait des années d’autonomie.»       

Et la valeur elle?      

«Au lieu d’être de cinq millions la saison prochaine, elle pourrait monter autour de six ou six millions et demi. J’exagère peut-être un peu en disant sept, mais c’est parce qu’on achèterait des années de son autonomie.      

«On donne des outils supplémentaires au joueur.»       

Dans le cas de Subban, le Tricolore a préféré sceller le dossier pour démontrer au joueur qu’il tenait à en venir à une entente.       

«Les équipes n’aiment pas passer devant l’arbitre, car t’es obligé de parler de choses négatives chez le joueur. Ça peut laisser des séquelles qui sont néfastes. Pour le joueur et pour l’organisation, rappelle Renaud Lavoie.      

«Souvent on le voit, un joueur doit passer devant l’arbitre et on trouve une entente juste avant de passer.»