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Tennis

En route vers une nouvelle saison historique?

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Si 2019 a été l’année où le Canada s’est imposé comme une nation importante sur la scène du tennis mondiale, 2020 n’aura pas déçu jusqu’ici. Si bien que si la tendance se maintient, nos athlètes connaîtront une année encore plus productive que la précédente.

La dernière saison aura été marquée par l’éclosion de Bianca Andreescu, ce jeune prodige qui était jusque-là méconnu du grand public. Son succès fut tel qu’en l’espace de quelques mois seulement, elle est devenue le nouveau visage du tennis féminin. Celle qui avait commencé la saison 2019 au 178e rang mondial a été si dominante qu’elle l’a terminée au 5e rang du classement de la WTA.

Sur les neuf finales atteintes par des athlètes canadiens, l’Ontarienne de 19 ans en a joué quatre, remportant trois d’entre elles : le tournoi d’Indian Wells contre l’Allemande Angelique Kerber, la Coupe Rogers contre la grande Serena Williams au mois d’août et bien sûr, le fait saillant le plus important de sa jeune carrière jusqu’à maintenant, les Internationaux des États-Unis remportés, encore une fois, contre la cadette des sœurs Williams, en septembre.

Il n’en demeure pas moins que dans l’ensemble, l’année 2019 aura été extraordinaire pour le tennis canadien. Denis Shapovalov a confirmé sa place au sein de l’élite mondiale, se glissant même au sein du top 15. Il y est parvenu notamment grâce à son triomphe à Stockholm en octobre et à son autre finale disputée, cette fois à Paris, deux semaines plus tard, alors qu’il a baissé pavillon devant Novak Djokovic.

Puis, évidemment, il est impossible de passer sous silence le brio de Félix Auger-Aliassime. Ce joyau national est finalement devenu le joueur qu’on attendait, lui qui a fait tourner bien des têtes la saison dernière et qui a reçu les éloges de plusieurs autres joueurs sur le circuit, dont Roger Federer et Djokovic. À 18 ans seulement (en 2019), «FAA» a participé à trois finales, à Rio, Lyon et Stuttgart.

C’est donc dire qu’en 11 mois, les représentants de l’unifolié ont atteint neuf finales.

2020 : encore plus prometteur

Ce qui est intéressant depuis le début de la nouvelle année, c’est que le Canada connait du succès sans avoir besoin de l’apport de ses deux joueurs les mieux classés; Andreescu (4e) et Shapovalov (15e). La première est blessée et le deuxième a de la difficulté à trouver son rythme et sa constance depuis le tournant de la nouvelle décennie.

Heureusement, le vétéran Vasek Pospisil, 29 ans, est revenu dans le décor en jouant de l’excellent tennis au cours des dernières semaines, atteignant même une finale, celle du tournoi de Montpellier, où il s’est incliné devant le favori local Gaël Monfils, le 9 février dernier. C’est un Pospisil 2.0 que l’on retrouve sur les courts cette saison, du moins, jusqu’à maintenant.

À l’autre bout du spectre, il y a la jeune Québécoise Leylah Annie Fernandez, 17 ans, qui a joué du tennis exceptionnel la semaine dernière au Tournoi du Mexique, à Acapulco. Après avoir dû passer par le processus de qualifications, elle s’est rendue jusqu’en finale, où elle a livré une bataille plus qu’honorable, en donnant du fil à retordre à son adversaire, la Britannique Heather Watson, beaucoup mieux classée, et qui a été obligée de jouer 10 balles de championnats pour venir à bout de la tenace Fernandez. Étonnamment, 121 positions séparaient les deux rivales au classement. Il s’agissait d’une première finale sur le circuit de la WTA pour l’étoile montante du tennis canadien. Confiante, inépuisable, intelligente et coriace, Fernandez ne sera pas qu’une figurante sur le circuit cette saison.

Il ne reste que plus qu’Auger-Aliassime, qui a repris là où il avait laissé l’an dernier, en se qualifiant pour deux finales, à deux tournois consécutifs, au mois de février, soit à Rotterdam où il a perdu contre Gaël Monfils et à Marseille, où Stephanos Tsitsipas, un autre jeune extrêmement prometteur, a eu le meilleur sur le Québécois.

Et donc, seulement deux mois après le début du calendrier, les athlètes de Tennis Canada ont déjà disputé quatre finales. S’ils maintiennent la cadence, les joueurs et les joueuses canadiens sont en voie de pulvériser la marque de neuf finales atteintes établie l’an dernier, dans une année que l’on avait qualifiée d’«historique».

En deux mois, la moitié du chemin a déjà été parcouru. Qu’est-ce qui nous attend pour les dix derniers mois de 2020?