Impact de Montréal

Terne, mais efficace

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

Le match entre l’Impact et Saprissa n’a pas été beau mercredi, mais il n’avait pas besoin de l’être.

Le Bleu-blanc-noir n’avait pas à l’emporter, il ne devait que se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions de la CONCACAF, et c’est ce qu’il a fait.

Avec une marque de 2 à 2 après le match aller, l’équipe de Thierry Henry avait le luxe de se camper en défensive pour protéger ses buts marqués à l’étranger.

Henry a tout simplement opté pour une stratégie purement défensive et diablement efficace.

Le spectacle en a souffert par moments, mais dans une compétition comme la Ligue des champions, c’est d’abord le résultat qui compte.

Peu de tirs

Comme l’entraîneur-chef le disait après le match, celui-ci a été moins difficile que celui disputé au Costa Rica.

Et même si son équipe a concédé 70 % de la possession du ballon aux visiteurs, elle n’a jamais vraiment été embêtée.

Saprissa a eu deux réelles chances de marquer, une en début de match et l’autre à la fin.

Dans les deux cas, Clément Diop a répondu présent avec une sortie bien ajustée et un arrêt phénoménal.

Il n’a d’ailleurs effectué que deux arrêts mercredi contre huit lors de la première rencontre. Ça témoigne de la qualité du travail défensif accompli par l’équipe.

Jeune et efficace

On a vu Luis Binks à l’œuvre pour la première fois et le jeune homme de 18 ans a été impressionnant. Il a joué avec l’aisance et l’assurance d’un vétéran, montrant un beau contrôle du ballon.

Il a dirigé la circulation dans le dernier tiers du terrain malgré la présence de Rod Fanni, 38 ans.

Ce n’est qu’un match, mais tout porte à croire qu’il s’agit d’une très bonne pioche de la part du directeur sportif Olivier Renard.

Diop assure

Il faut revenir sur le travail de Clément Diop. Le gardien français a été peu sollicité mercredi soir, mais il a tout de même trouvé le moyen d’être éblouissant lorsque sa présence était requise.

On se demandait qui de lui ou d’Evan Bush serait le gardien titulaire cette saison et il faut comprendre qu’on commence à avoir une réponse assez claire.

Diop bouge bien, est vif comme un chat et il est plus jeune que Bush en plus de coûter moins cher.

Il faut dire que Diop a su livrer des arguments qui militent en sa faveur depuis quelques mois.

En effet, au fil des diverses compétitions, il s’est façonné une fiche de trois victoires, une défaite et trois verdicts nuls.

Il a joué un rôle majeur dans la victoire de l’Impact en demi-finale du Championnat canadien contre Calgary en étant brillant lors du match retour. Il a ensuite été très solide en finale contre Toronto. Il a d’ailleurs subi sa seule défaite au match retour, dans la Ville Reine, mais a été stoïque lors de la séance de tirs au but qui servait à briser l’égalité pour permettre aux siens de remporter la Coupe des Voyageurs qui a mené à cette présence en Ligue des champions, où il continue de bien paraître.

Le but semble maintenant à lui et la décision est très facile à défendre.