Canadiens de Montréal

Guy Lafleur : «Les Canadiens ont un handicap»

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À l’époque où Guy Lafleur revêtait le maillot de la Sainte-Flanelle, il n’y avait pas meilleur endroit où jouer au hockey. Les joueurs fêtaient jusqu'à l'aurore, mais ils gagnaient des matchs et il n'était jamais question de rater les séries.    

Les anciennes gloires vous répéteront que Montréal est toujours une destination incomparable lorsque les choses vont bien.   

Dans la vidéo, ci-dessus, Guy Lafleur parle de sa nouvelle entreprise, de sa santé, des Canadiens et de son fils Mark, qui est de nouveau incarcéré.   

«Montréal, après ce qu’on a vécu, c’est la meilleure ville au monde... quand tu gagnes!», a laissé entendre l’illustre numéro 10 à «Salut Bonjour!» sur les ondes du réseau TVA, jeudi matin.   

Certes la barre est haute lorsqu’on compare la dynastie des Canadiens de Montréal des années 1970 à l’époque moderne, une ère marquée par les contraintes du plafond salarial.   

«C’est un peu de notre faute puis on est fier, de blaguer le «Démon Blond». Tout ce qu’on voulait, c’est gagner année après année.»   

Le CH s’apprête à rater les éliminatoires pour une troisième fois en quatre ans. Sa dernière présence en finale remonte à sa conquête de 1993. On est loin de l’époque de Lafleur, qui a brandi la coupe à cinq reprises.   

«La fierté et l’appartenance disparaissent un peu depuis», déplore-t-il.   

«Les premières coupes, c’est là que tu comprends l’importance aux yeux du public et de l’organisation.»   

«Les Canadiens ont un handicap»    

Si le Tricolore, sous Marc Bergevin ainsi que ses prédécesseurs Pierre Gauthier et Bob Gainey, respectivement, ont autant de difficulté à accéder aux séries, Lafleur croit que la réticence des joueurs autonomes de premier plan n’aide pas la cause du club.   

«(Les Canadiens) ont un handicap face aux athlètes qui aiment mieux jouer au soleil que de venir ici, explique-t-il. La pression (des journalistes)? Oui et non. Je dirais que c’est plus le taux d’imposition.»   

La durée des ententes que recherchent les vétérans sur marché refroidit aussi les ardeurs des directeurs généraux.   

«Ces gars-là veulent avoir une belle fin de carrière dans un endroit comme la Floride ou la Californie.»   

Par ailleurs, Lafleur dit que sa santé va bien depuis ses traitements pour soigner un cancer au poumon. Il vient d’ailleurs de lancer sa propre étiquette de vin.