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Impact de Montréal

«Le temps, c’est quelque chose que je n’ai pas»

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Dans une longue entrevue accordée à un média français, l’entraîneur-chef de l’Impact, Thierry Henry, a affirmé vouloir instaurer une «mentalité de "playoffs"» au sein du club montréalais.

Portant le maillot de l’Impact, l’ancienne gloire des Bleus a mentionné à Canal Football Club que son «challenge» sera d’amener sa formation en séries, malgré la jeunesse de son effectif et le départ d’Ignacio Piatti.

«Il faut faire les "playoffs". C’est quelque chose que le club attend depuis un petit moment. Ça fait quand même trois ans. À un moment donné, il faut que tout le monde se regarde dans la glace parce que ce n'est pas seulement les "coachs" qui sont passés avant; les joueurs aussi jouent», a-t-il dit récemment.

Il veut que ses joueurs évoluent avec un sentiment d’urgence en commençant la saison.

«Dès la première journée, les points sont importants. Dès la première journée, tu peux déjà avoir une mentalité de "playoffs". Pourquoi attendre toujours à la fin avec un "là, on ne peut pas perdre"? Logiquement, tu dois avoir la mentalité de ne pas vouloir perdre.»

Départ de Piatti

L’ex-vedette d’Arsenal et de Barcelone a mentionné qu’il savait en s’engageant avec l’Impact que Nacho Piatti allait probablement quitter l’équipe.

«Il voulait rentrer à la maison. Tu peux comprendre cela. Je savais que cela allait certainement arriver», a mentionné Henry au Canal Football Club, qui est très suivi par les amateurs de soccer francophones de partout sur la planète.

Malgré le départ de Piatti et le manque de joueurs vedettes, le Français affirme qu’il n’y a «pas d’excuse, c’est l’équipe qu’on a».

Il a vanté l’apport de ses adjoints, notamment Wilfried Nancy et Patrice Bernier, pour diriger le club.

«Cela m’aide énormément pour comprendre ce qui se passe dans le club. J’ai joué contre Montréal, j’ai regardé des matchs, mais je ne connais pas le club de l’intérieur.»

Échec

Henry est revenu sur son échec à la tête de l’AS Monaco, durant moins de quatre mois en 2018-2019, en disant qu’il avait «zéro regret» concernant cette expérience.

«Cela a été un énorme apprentissage. Ce n’est pas comment tu tombes, mais comment tu te relèves, a-t-il dit. J’ai toujours appris dans le dur, c’est là que tu apprends le plus. Quand tout va bien, c’est facile, mais tu apprends dans le dur.»

Loin de l’avoir découragé, cette expérience l’a rendu encore plus passionné.

«Cela m’a renforcé dans tout ce que je pensais. Je sais que c’était dur et j’ai vu que c’était dur. C’est ce que j’aime, encore plus», a-t-il précisé en parlant de son rôle d'entraîneur.

Il ne se fait toutefois pas d’illusion concernant une éventuelle lune de miel avec l’organisation montréalaise.

«Le temps, c’est quelque chose que je n’ai pas. Le temps n’a pas le temps. Tu es jugé sur les résultats», a-t-il dit.

«Quand tu signes, tu sais que tu vas devoir partir. Tu le sais très bien», a ajouté Henry.