SPO-ALOUETTES-TIGER CATS-FOOTBALL

Crédit : TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Alouettes de Montréal

Martin Bédard demeure finalement dans le nid

Agence QMI

Publié | Mis à jour

Après quelques jours d’incertitude et de négociations, le spécialiste des longues remises Martin Bédard est de retour dans le nid des Alouettes.

Le Québécois de 36 ans, qui a passé les 11 dernières saisons avec la formation montréalaise, s’est entendu pour les saisons 2020 et 2021. Toutefois, ce ne fut pas un long fleuve tranquille entre les deux parties.

À travers ses nombreux points de presse des dernières semaines, le directeur-général des Alouettes Danny Maciocia avait laissé sous-entendre que Bédard pourrait bien ne pas revenir avec l’équipe en raison de son âge et de son salaire.

Après une bonne rencontre entre les deux hommes et quelques offres, ils ont pu trouver un terrain d’entente.

«Je n’ai pas accepté une diminution de salaire pour revenir avec les Alouettes, a indiqué Martin Bédard lors d’un point de presse. Pour ce qui est de mon âge, je ne crois pas que c’est un facteur parce que je me sens super bien. Je m’entraîne fort.

«Je ne crois pas que j’ai montré des signes de ralentissement au cours des dernières années.»

Il n’a jamais envisagé l’option d’aller jouer pour une autre équipe dans la LCF.

«Je n’y ai même pas pensé, a-t-il précisé. Je faisais seulement confiance au temps. Je prenais ça une journée à la fois. Je me préparais pour jouer une autre saison. C’est la seule chose que je pouvais contrôler.»

De la compétition à l’interne

Avant la signature de Bédard, les Alouettes avaient fait signer un contrat avec des modalités similaires au Québécois au vétéran Mike Benson à cette position. On pensait alors que c’était le début de la fin pour le numéro 37 à Montréal.

«C’était intéressant comme dossier parce qu’on n’a jamais dit que ça ne nous intéressait pas de ramener Martin avec l’équipe, a souligné Maciocia. La seule chose qu’on voulait faire en 2020, c’était de créer de la compétition à l’interne à chaque position».

«Notre objectif est d’aller chercher les meilleurs effectifs possibles pour former l’édition 2020 des Alouettes.»

Pour ce qui est du principal intéressé, il a déjà hâte que le camp d’entraînement se mette en marche.

«Je suis très excité. Ça prend de la compétition. S’il n’y en avait pas, ça serait facile, a ajouté Bédard. Si c’était facile, tout le monde serait un joueur de football professionnel».

«Chaque fois qu’on arrive dans un camp, la job n’est acquise pour personne. C’est à nous de la mériter. Je vais arriver au camp le plus prêt possible avec la meilleure attitude possible. Je vais arriver là avec l’intention de lancer des ‘lasers’ comme je l’ai toujours fait.»

La perte d’un ami

Bédard aura la chance de relayer le ballon à un nouveau botteur la saison prochaine. Boris Bede a été échangé aux Argonauts de Toronto le 13 février dernier.

«Ça m’a touché. Boris était mon coéquipier, mais aussi mon ami. On devrait manger ensemble cette semaine d’ailleurs. Lorsqu’on est un bon joueur, il faut s’attendre à être convoité par les autres équipes. Je lui souhaite du positif pour la suite des choses».

À l’heure actuelle, les Alouettes ont quatre botteurs sous contrat: deux Canadiens, un Américain et un Mexicain. Le poste de partant est ouvert pour la première fois depuis longtemps.

«C’est normal d’avoir plusieurs joueurs à toutes les positions. La compétition fait partie du jeu. Si on n’en a pas, le football devient dénaturé.»