tristan luneau

Crédit : PHOTO COURTOISIE JEAN LEVASSEUR

LHJMQ

La prochaine vedette du hockey junior québécois?

Roby St-Gelais

Publié | Mis à jour

À quelques mois de la séance de sélection de la LHJMQ, le nom de Tristan Luneau fait l’unanimité comme meilleur espoir de la cuvée 2020. Si le jeune défenseur reste évasif sur ses intentions d’emprunter l’avenue du hockey junior québécois, il y a néanmoins un constat qui s’impose dans son cas : son impact sera immédiat avec sa future équipe. 

«Il n’y a aucun doute pour moi», lâche son entraîneur pour une deuxième saison chez les Estacades de Trois-Rivières, Frédéric Lavoie, rencontré mercredi soir par Le Journal au Centre multisport de Châteauguay avant un match contre les Grenadiers de l’endroit.  

À 6 pi 1 po et 172 lb, Luneau détonne par rapport à ses coéquipiers. Son jeu, son gabarit et sa vision ne sont que quelques-uns des éléments qui caractérisent l’arrière originaire de Victoriaville. Celui-ci avait obtenu un statut spécial pour évoluer à 14 ans au niveau midget AAA. 

«Sa dimension est énorme. Il a un bon physique, il bat des gars à un contre un facilement, il écoute. N’importe quelle équipe va être contente de l’avoir. Dans la ligue, il en passe de temps en temps [des joueurs comme ça]», ajoute Lavoie sans hésiter. 

Une décision à prendre 

Mais Luneau pourrait ne jamais montrer toute l’étendue de son talent sur les patinoires de la LHJMQ. Le jeune homme s’est engagé à porter les couleurs du prestigieux programme de l’Université du Wisconsin à compter de la campagne 2022-2023, là où l’espoir du Canadien Cole Caufield fait présentement ses classes dans la NCAA. 

Luneau devait officialiser son engagement avant une date précise au printemps 2019, mais il a assuré mercredi soir que la porte est bien ouverte pour poursuivre son développement dans le circuit Courteau. 

«Pour ce qui est du junior, je n’ai pas abandonné l’idée d’y jouer. Je n’ai pas encore pris ma décision et en ce moment, je me concentre sur ma saison et les séries qui s’en viennent. Pour le reste, c’est encore dans un bon bout», a-t-il d’abord répondu en rappelant que l’école avait toujours été une priorité pour lui. 

«Ça va aller avec le programme qui sera le mieux pour mon développement dans toutes les facettes. Honnêtement, la place ne me dérange pas, ça dépendra de ce que les équipes peuvent offrir et ce qui sera le mieux pour mon développement.» 

Il faut notamment déduire que Tristan, sa famille et son agent, Dominic Deblois, chercheront à obtenir le montant maximal permis qu’une équipe peut verser en bourse d’études, laquelle pourrait ensuite être majorée par la LHJMQ. Cela s’est déjà fait par le passé. 

Concentration 

En date de mercredi, Gatineau (choix de Bathurst, Halifax et le sien), Québec et Saint John (choix de Baie-Comeau) étaient les équipes à l’intérieur du boulier pour la loterie du premier choix du 25 mars. 

Conscient de l’engouement qu’il suscite, le principal intéressé essaie de ne pas trop y penser. 

«Quand je suis à l’école ou sur la glace, j’essaie de décrocher du monde extérieur et juste jouer comme j’en suis capable et me concentrer sur moi et sur mon développement», a-t-il assuré. 

Une deuxième année bénéfique 

Tristan Luneau estime avoir ajouté des cordes à son arc à sa deuxième saison midget AAA. Il se dit particulièrement fier d’avoir peaufiné son jeu défensif. 

«Je trouve que j’ai une très belle progression par rapport à l’année passée. Il y a plusieurs points que j’essaie d’améliorer, dont mon côté défensif et l’aspect sans la rondelle. J’ai la chance de travailler deux ans avec Frédéric Lavoie, un coach qui porte beaucoup d’attention à ces deux éléments. Ça me complète bien vu que je suis un joueur plus offensif», a détaillé l’adolescent, qui revendiquait six buts et 21 mentions d’aide, pour 27 points, en 34 rencontres en excluant celle de mercredi soir. 

Il a aussi récemment remporté la médaille de bronze avec l’équipe canadienne aux Olympiques de la jeunesse. 

Se décrivant comme un défenseur qui apprécie appuyer l’attaque, Luneau ne cache pas son admiration envers Drew Doughty, qui patrouille la ligne bleue des Kings de Los Angeles. 

Un capitaine hors pair 

Frédéric Lavoie n’a jamais hésité à nommer son joyau comme capitaine, et ce, en dépit de son jeune âge. 

«Il est premier de classe et dans le gym, c’est lui qui travaille le plus fort. Son éthique de travail est hors pair. C’est un petit gars qui sait ce qu’il veut dans la vie. Il y a beau avoir plein de monde autour de lui, c’est le joueur qui décide s’il veut s’améliorer et Tristan fait tout ce qu’il faut chaque jour pour s’améliorer», a souligné le pilote des Estacades. 

Pour Lavoie, pas question d’influencer le choix de son poulain qui approche à grands pas. 

«Je suis son coach, je le coache comme tous les autres et je m’assure de ne pas lui parler de tout ce qui est autour. Il y a du monde autour de lui qui le conseille bien. À l’aréna, on coache Tristan, le gars de 15 ans.»