Impact de Montréal

L'Impact dans le rôle du négligé

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

Au Costa Rica, on voit l’Impact dans le rôle du négligé dans cet affrontement huitième de finale de la Ligue des champions contre Saprissa, qui s’amorce ce soir par le match-aller dans la capitale du pays.  

Thierry Henry semble à l’aise dans ce rôle et a dit comprendre pourquoi on préférait un duel face à l’Impact plutôt que contre une formation mexicaine.    

«J’ai assez d’expérience pour savoir que les équipes qui gagnent cette compétition depuis quelques années sont mexicaines, alors je comprends leur réaction.»  

«On arrive comme outsider contre une équipe qui a neuf matchs dans les jambes, alors que nous n’avons pas encore joué.»  

Histoire  

En même temps, personne ne donnait cher de la peau de l’Impact contre un club mexicain en quart de finale en 2015, et on connaît la suite.  

L’Impact a surpris Pachuca avec un match nul au Mexique et est revenu de l’arrière pour créer l’égalité 1 à 1 à la toute fin du match retour à Montréal, pour l’emporter grâce aux buts marqués à l’étranger puisque le score combiné était de 3 à 3.  

C’est donc dire que même si l’affrontement semble pencher en faveur des Ticos, ça ne veut pas dire que l’Impact est désavantagé.  

La question est de savoir si le Bleu-blanc-noir sera en mesure de faire bouger les cordages, ce qui serait un énorme plus même en cas de défaite serrée, qui ne serait pas catastrophique si elle n’est pas subie par blanchissage.  

Gérer le match  

Cet affrontement qui s’étalera sur 180 minutes, avec le match retour présenté au Stade olympique dans une semaine, doit s’amorcer par une performance propre et efficace.  

«Je veux voir une équipe qui va ramener quelque chose à la maison et qui va marquer un but sans concéder, a insisté Henry. Je veux que nous soyons compétitifs et que nous bataillions pour chaque ballon.»  

Pour celui qui dirigera son premier match à la barre de l’Impact, tout sera une question de bien gérer le rythme de la rencontre.  

«Il faut savoir gérer les moments du match en sachant défendre bas, tout en étant capable d’avoir la balle bas dans leur territoire.»  

«Ce n’est pas le nombre de fois où tu as la balle dans la surface adverse qui compte, mais quand tu y es, il faut en profiter.»  

Bonne attaque  

L’Impact devra se méfier de l’attaque de Saprissa qui peut être dévastatrice, même si on a mis l’accent sur le jeu défensif depuis la reprise des activités dans le championnat de clôture.  

Le jeune attaquant de 17 ans Manfred Ugalde a inscrit une dizaine de buts cette saison, l’ancien Impact Johan Venegas en a marqué neuf durant le championnat d’ouverture et l’ancien des Whitecaps de Vancouver Christian Bolaños en a marqué cinq au cours de l’automne et en a cinq autres à son actif dans le championnat de clôture.  

«Je m’attends à un match difficile contre une équipe qui a déjà gagné cette compétition trois fois», a résumé Henry.  

À sa droite lors de la conférence de presse, Bojan Krkic s’est fait plus discret, comme c’est son habitude. Il a cependant assuré que cette équipe était prête pour le défi qui l’attend.  

«Nous sommes prêts pour ce match. C’est tôt dans la saison [pour un match de cette importance], mais nous sommes prêts et nous avons travaillé très fort pour ce match.»  

Blessures  

Bien malin celui qui devinera si Saphir Taïder et Clément Bayiha, blessés dans le dernier match préparatoire contre Tampa Bay, seront en mesure de jouer mercredi soir, et Thierry Henry n’a pas dissipé les doutes.  

«Je ne suis pas docteur, a-t-il dit avec le sourire. Il va s’entraîner aujourd’hui [mardi] et on verra comment il se portera avant le match.»  

L’entraîneur-chef a rappelé que les blessures étaient fréquentes et normales en présaison, ajoutant que l’équipe avait perdu «deux ou trois mecs en cours de route», ce qui était un peu contrariant.