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Red Wings: Anthony Mantha rêve d'Alexis Lafrenière

Stéphane Cadorette

Publié | Mis à jour

DETROIT - L’attaquant montréalais Anthony Mantha ne s’en cache pas : la saison ardue des Red Wings de Detroit tend à saper le moral des troupes. Difficile dans ce contexte de ne pas se laisser aller à imaginer ce qu’un compatriote québécois, Alexis Lafrenière, pourrait faire pour aider l’équipe à s’extirper de la grande noirceur.

L’attaquant de l’Océanic de Rimouski et joueur le plus utile du dernier Championnat mondial junior est pressenti pour être le premier choix de l’encan amateur présenté les 26 et 27 juin, au Centre Bell.

En attendant, les Red Wings ne peuvent que saliver. Bien ancrés dans les abysses du circuit au 31e et dernier rang, ils accusaient même un retard astronomique de 15 points sur les Kings de Los Angeles et le 30e rang avant la rencontre de mardi soir face au Canadien de Montréal.

Puisque la tendance a de fortes chances de se maintenir, les Wings devraient se présenter à la loterie du repêchage avec 18,5% de chances de mettre le grappin sur le premier choix. Voilà qui fait rêver Mantha, même s’il préfère demeurer prudent.

«Ça pourrait être lui [Lafrenière] comme ça pourrait ne pas être lui. Ça laisse quand même un bon pourcentage qui n’est pas en notre faveur. On ne sait jamais ce qui peut se passer», a-t-il prévenu.

Deux admirateurs

Si les Red Wings devaient être les heureux bénéficiaires de la loterie Lafrenière, Mantha sait que le jeune attaquant compterait déjà sur deux fidèles admirateurs québécois dans le vestiaire.

«Je l’ai vu jouer au Championnat du monde junior et il a super bien performé. J’étais blessé, donc j’ai regardé pas mal tous les matchs de toutes les équipes. C’est sûr que son titre de joueur le plus utile, il ne l’a pas gagné pour rien.»

«Personnellement, je ne le connais pas, mais [Jonathan] Bernier patine avec lui depuis plusieurs étés et il m’a dit que depuis trois ou quatre ans, dans des matchs à trois contre trois sur des petites glaces, il était le meilleur joueur. Il jouait contre des pros dans ce contexte-là, donc ça en dit beaucoup sur le jeune», a-t-il confié.

Une longue saison

Trêve de rêvasserie, les Red Wings doivent tout de même traverser le moment présent, ce qui n’est pas une sinécure. C’est avec le noyau actuel que les premières pistes de solution doivent être trouvées.

«Cette année, c’est difficile. On ne se cachera pas que ça n’a pas été très plaisant durant la saison ici. Mais on a de jeunes joueurs qui sont capables de pousser pour les prochaines années et on ne peut qu’espérer qu’il y en ait quelques-uns qui vont élever leur jeu pour nous aider à rebâtir», a mentionné Mantha.

Situation contractuelle

L’ancien des Foreurs de Val-d’Or semblait sur une belle lancée avec deux saisons consécutives d’au moins 24 buts, mais les blessures l’ont limité à 33 matchs cette saison.

L’incertitude plane autour de celui dont l’entente de deux ans, pour une valeur de 6,6 millions $, viendra à échéance au terme de la campagne. Il deviendra joueur autonome avec compensation et il souhaite faire partie de la solution à Detroit dans un contexte de reconstruction.

«On va voir, en espérant que ça aille de mon côté. On sait que ça va prendre encore un an ou deux avant d’avoir une équipe qui se battra pour une place en séries. Steve Yzerman nous l’a mentionné à plusieurs reprises cette année. En espérant qu’il me voit dans le noyau et qu’il m’offre un contrat qui puisse me permettre d’aider l’équipe pour les années à venir.»

«Le hockey est une "business" et on ne sait pas. [...] On n’a pas commencé à en parler ou à négocier. J’espère pour moi que ce sera une entente à long terme, mais on ne sait jamais.»