LNH

La face cachée de la date limite des transactions

Publié | Mis à jour

On pense souvent au côté affaires de la date limite des transactions dans la LNH. Le côté financier, le côté sportif, mais rarement le côté personnel et émotionnel des joueurs. 

Un bel exemple est survenu, lundi, alors que Brenden Dillon a fondu en larmes en discutant d’un possible échange des Sharks de San Jose, qui croupissent dans les bas-fonds du classement.  

Certains joueurs ont des clauses de non-échange, d’autres non. Certains ont un contrat valide pour la prochaine saison, d’autres non. Tout cela s’ajoute à l’insécurité des athlètes de se retrouver dans un nouvel environnement; la famille, les enfants, les écoles, le quartier dans lequel ils vivront, etc., etc., etc. 

Les facteurs sont infinis, ou presque. 

«On est là pour les écouter, a souligné l’agent de joueurs Dominic De Blois, mardi, lors de l’émission Les Partants sur les ondes de TVA Sports [...] Il y a des joueurs qui sont un peu plus nerveux souvent en raison de leur statut contractuel puisqu’ils n’ont pas de clause de non-échange ou quelque chose comme ça. Il y en a qui vont juste continuer et sont conscients que ça fait partie de la "game". Ça dépend du joueur.  

«Dans tous les cas, on encadre et on est là pour épauler les joueurs et leur famille. Les joueurs, ce ne sont pas des robots, il y en a qui ont une famille, qui sont établis, qui ont des racines dans des villes.» 

De Blois n’est pas étranger à de telles situations. En effet, son père, Lucien, a joué dans la LNH et le jeune Dominic a vécu le tout étant enfant, notamment lorsqu’il était en deuxième année du primaire et que son paternel a été échangé aux Jets de Winnipeg pour y terminer sa carrière. 

De moins en moins, les agents de joueurs sont dans le secret des dieux. De moins en moins, ils peuvent prévoir la venue d’une transaction. 

«Il y a des équipes qui vont nous consulter, mais il y a des surprises chaque année, a confié De Blois. On ne sait jamais exactement. Il n’y a aucune obligation pour les équipes d’appeler l’agent et de nous donner le "head’s up". On sait maintenant avec les médias sociaux, ça peut tellement se propager rapidement. Les équipes gardent ça un peu plus pour elles pour être certain que l’information ne sera pas transmise sur les réseaux sociaux.» 

Toutefois, il y a des exceptions, notamment, lorsqu’un joueur signe une prolongation de contrat avec sa nouvelle équipe. Le cas de l’attaquant Mark Stone, qui a été échangé des Sénateurs d’Ottawa aux Golden Knights de Vegas il y a un an, est un bon exemple. 

«Mark Stone a été échangé et 30 minutes plus tard, la prolongation de contrat avait déjà été annoncée, a souligné De Blois. Ça ne s’est pas fait en 10 minutes.» 

Voyez l’entrevue dans son entièreté dans la vidéo ci-dessous.