Brian Savage, Apres l Arizona et l Autriche, l ancien joueur du Canadien Brian Savage est maintenant a Detroit pour y diriger son fils Rory. Leur equipe Detroit Compuware est au Tournoi pee-wee cette annee, Arena de Wendake, Quebec, 13 fevrier 2020. Photo PASCAL HUOT / JOURNAL DE QUEBEC / AGENCE QMI

Canadiens de Montréal

La folle retraite de Brian Savage

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L’Arizona, l’Autriche et, maintenant, le Michigan. Non, l’ancien attaquant du Canadien de Montréal Brian Savage ne vit pas une retraite du hockey comme les autres !

Établi dans la région de Phoenix après avoir accroché ses patins au terme de la saison 2005-2006, Savage a pris la direction de Salzbourg, en Autriche, avec sa famille, en 2015-2016, après qu’il eut accepté un poste d’entraîneur au développement des joueurs avec l’académie du FC Red Bull de Salzbourg.

Cette expérience fut assurément enrichissante autant sur le plan culturel que sportif pour lui, mais également pour ses trois fils, qui ont évolué au sein du programme pendant un an. Redmond, le cadet, en a même profité pour aider le Sélect d’Autriche à remporter le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec en 2016, dans la classe International B, grâce à une récolte de 16 points en seulement cinq parties.

Après un an, les Savage ont refait leurs valises et ont opté pour la région de Detroit.

«C’est une excellente ville de hockey et c’est au centre de tout. On est à quatre heures de Chicago, Toronto, Pittsburgh et plusieurs autres villes. On est près de mon plus vieux, Ryan, qui joue à l’Université de Miami en Ohio, tandis que Redmond joue pour le programme national de développement américain, dont les installations sont à une dizaine de minutes de la maison», dit Savage, qui accompagne cette semaine son plus jeune, Rory, qui évolue pour l’équipe Detroit Compuware dans la classe AAA du tournoi pee-wee de Québec.

Souvenirs de Montréal

De retour au tournoi pee-wee de Québec pour une troisième fois, Savage assure que le Québec revêt un cachet particulier pour lui. D’ailleurs, il prenait le temps de saluer les gens en français, jeudi, au Complexe sportif de Wendake, où le Detroit Compuware a disputé un match préparatoire.

«J’ai grandi à Montréal. J’y ai passé neuf ans de ma vie et c’est là qu’on a eu notre premier fils, Ryan, en 2000. Ce fut assurément la plus belle expérience hockey et culturelle de ma carrière. Si ce n’est pas le meilleur endroit au monde pour jouer au hockey, ce n’est pas loin. D’ailleurs, on y sera, samedi soir, pour le match contre les Stars de Dallas. Ça me permettra de revoir plusieurs visages connus, dont mon bon ami Vincent Damphousse», a-t-il mentionné.

Un bel avenir pour le CH

Même s’il s’est promené aux quatre coins de l’Occident au cours des dernières années, Savage assure continuer de suivre avec intérêt les activités du Tricolore.

En fait, il n’a pas vraiment le choix.

«Mes trois fils sont de grands partisans de l’équipe, mentionne-t-il en riant. Ils se battent pour une place en séries et ce ne sera pas facile pour eux, surtout avec la perte récente de Shea Weber. Par contre, ils semblent avoir un bel avenir devant eux», analyse celui qui reviendra possiblement cet été pour assister au repêchage de la LNH, présenté au Centre Bell les 26 et 27 juin. Un préambule, peut-être, à ce que vivra Redmond l’an prochain, lui qui sera admissible à la séance de sélection de 2021.

Et la rivalité

On ne pouvait évidemment pas profiter de la présence d’un ancien Canadien en sol québécois sans lui demander de fouiller dans ses souvenirs de la rivalité avec les Nordiques.

Savage n’a pas eu l’occasion de la vivre longtemps, puisque sa première saison complète dans la LNH a également été la dernière des Nordiques à Québec.

«Je me souviens qu’il y avait beaucoup de combats ! Cette rivalité était tellement intense. Je me souviens des nombreuses batailles qu’on avait eues autant ici qu’à Montréal.»