Impact de Montréal

Piatti: «On le voyait triste» - Olivier Renard

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Le départ d’Ignacio Piatti vers son Argentine natale n’est maintenant officiel que d’une journée. Toutefois, on pourrait avancer sans trop se tromper que c’est un «Nacho» soulagé qui a pris la route de l’Amérique du Sud. 

En effet, toute cette situation semblait affecter au plus haut point l’athlète de 35 ans.  

«Nacho avait vraiment cette envie et ce besoin de rentrer, a souligné le directeur technique de l’Impact, Olivier Renard, à la journaliste de TVA Sports Frédérique Guay. Il a peut-être ressenti à un moment qu’il n’allait pas le faire. On le voyait triste en tendu. À ce moment-là, on s’est rendu compte qu’il fallait trouver une solution pour toutes les parties. 

«[...] Dans les semaines, dans les mois qui ont suivi cette levée d’option, on a eu un signal de sa part où il préférait partir, au niveau familial. Je pense que par rapport à ce que ce joueur-là a apporté au club, à tous les niveaux, sportifs, humains et relationnels avec les supporters, c’est sûr et certain qu’un joueur de son âge, il fallait être consentant sur sa situation et essayer de trouver la meilleure situation possible.» 

Si la saga Piatti s’est éternisée, c’est en raison du manque d’équipes qui étaient sérieuses à vouloir l’acquérir. Selon Renard, la situation a débloqué il y a 10 jours. 

Ainsi Piatti peut déménager en paix alors qu’il ne semble y avoir aucune amertume d’un côté comme de l’autre. 

«Très honnêtement, il a salué tout le monde, a confié Renard. Que ce soit moi, le "coach", ses coéquipiers, avec un grand respect. Il a remercié tout le monde et on doit faire de même avec lui. Mais il y avait aussi ce dilemme pour nous de vouloir le garder à tout prix et d’avoir un homme qui a tout donné pour le club déçu. Et tu perdais l’homme aussi, en dehors du terrain et sur le terrain.» 

De son côté, Renard semblait sceptique à avoir dans sa formation un joueur qui, de toute évidence, ne voulait plus être à Montréal. 

«Il avait déjà eu des blessures l’année passée. Souvent, les blessures dans le sport, ça vient du mental, a analysé le directeur technique. Peut-être qu’il était déjà sous pression l’année passée par rapport à cette situation. Donc, comment se serait passé les prochains mois si Nacho était resté chez nous? J’ai mon idée personnelle et c’est pour ça qu’on a essayé de trouver la meilleure solution.» 

En retour de Piatti, l’Impact a obtenu, sans frais, le milieu de terrain de 22 ans Emanuel Maciel.  

«(San Lorenzo est) un club qui est réputé pour sa formation, a continué Renard. Il y a énormément de bons jeunes argentins qui sortent de ce club. On va automatiquement se rapprocher de ce club. On a des discussions avec eux pour le futur. [...] Maciel est un milieu de terrain qui a une bonne qualité de passe, qui joue dans la verticalité, un gaucher. C’était quelque chose qui nous manquait.» 

Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus, lors de laquelle Renard discute également brièvement de la poursuite du Standard de Liège à laquelle il fait face.