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Alouettes de Montréal

«C’est loin d’être une situation idéale»

Mathieu Boulay

Publié | Mis à jour

À moins d’une surprise de dernière minute, les Alouettes de Montréal auront un rôle de spectateur lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes de la Ligue canadienne de football (LCF), mardi.

Depuis sa nomination en janvier, le directeur général Danny Maciocia n’a pas chômé. Il a reconduit les contrats des joueurs importants à l’attaque, dont le quart Vernon Adams fils et le receveur de passes Eugene Lewis.

De plus, il a trouvé un porteur de ballon pour remplacer William Stanback en obtenant James Wilder fils. Donc, ses énergies se porteront vers la défensive, même si l’espace sous le plafond salarial de sa formation est très restreint.

«On travaille encore sur le contenu canadien et la profondeur de l’équipe, a souligné Maciocia lors d’un point de presse. Toutefois, on est limités et on a un problème avec notre plafond salarial.»

«On va tenter de le gérer le mieux possible, mais c’est loin d’être une situation idéale. C’est comme si on avait 100 $ en poche et qu’on devait nourrir une famille de cinq personnes pour une semaine.»

De lourds bonis

À l’instar des autres directeurs généraux de la LCF, Maciocia n’a pas voulu confirmer de chiffres précis sur la situation actuelle de son équipe. Par contre, il a été en mesure de fournir des explications.

L’an dernier, son prédécesseur Kavis Reed a octroyé plusieurs contrats dans lesquels les joueurs touchaient un boni le 1er janvier ou le 1er février. Avec cette façon de faire, il a amputé grandement la masse salariale de Maciocia pour la saison 2020.

DeVier Posey et Spencer Wilson ont été libérés, eux qui devaient empocher un boni le 1er février. Pour les autres, Maciocia n’a pas pu éviter le pire lorsqu’il est entré en poste à la mi-janvier. Grosso modo, son budget a été amputé de 300 000 $ en raison des bonis.

Ce qui veut dire que Maciocia ne travaille pas avec un plafond salarial de 5,3 millions $, mais plutôt avec un budget de 5 millions $. C’est énorme dans un contexte où le salaire minimum des joueurs passera de 55 000 à 65 000 $ la saison prochaine.

La défensive avant tout

Maciocia a survolé les dossiers des joueurs qui deviendront autonomes dans quelques heures.

Dans plusieurs cas, leurs sorts semblent déjà scellés en raison du plafond salarial. Il serait surprenant que Patrick Levels, Ciante Evans, Fabion Foote, Ryan Brown, Woody Baron et Bo Banner soient tous de retour.

Pendant que John Bowman n’a toujours pas confirmé son retour au jeu, Martin Bédard pourrait avoir disputé son dernier match après 11 saisons avec les Alouettes.

Qui remplacera tout ce beau monde? Maciocia va tenter de recruter des perles rares aux États-Unis, surtout à la position d’ailier défensif. Cependant, il n’a pas des moyens illimités. Il devra être un excellent vendeur.