Crédit : Eric Bolte-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

L’Impact dans la bonne direction

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

L’Impact a conclu la première semaine de son second segment floridien avec une fiche d’une victoire et deux défaites et malgré deux revers consécutifs, on est en mesure de déceler une progression.

Cette équipe affiche une volonté plus nette de contrôler le ballon plutôt que de subir le jeu comme c’était souvent le cas la saison dernière.

Cependant, à un peu plus d’une semaine du match aller du quart de finale contre Saprissa en Ligue des champions, il reste encore du boulot à accomplir.

«Je suis à 100 % sûr que nous serons prêts pour le match contre Saprissa», a toutefois assuré Jorge Corrales après la rencontre de samedi, à Orlando.

Bonne défensive

L’Impact a été blanchi pour une deuxième fois d’affilée lors de sa visite à Orlando samedi, mais il y a toutefois eu une nette progression dans le jeu de l’équipe.

Même s’il était déçu de la défaite, Thierry Henry a tout de même reconnu que son équipe avait fait un pas dans la bonne direction.

Il faut l’admettre, outre un brillant coup franc de Nani qui a permis aux locaux de marquer le seul but du match, Orlando n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent.

Défensivement, cette équipe tient assez bien la route. Et la bonne nouvelle, c’est que tout ça s’est fait sans deux piliers défensifs, Rod Fanni, qui a eu une soirée de repos, et Jukka Raitala, qui est toujours blessé.

Mieux rodé

La question est maintenant de savoir si ça va tenir le coup contre Saprissa, une belle équipe offensive qui est en plein cœur de sa saison.

Samuel Piette, qui a joué 90 minutes samedi soir, soutient qu’il ne faut pas s’en faire parce que tout le monde monte en puissance dans un nouveau système qui est en phase d’être apprivoisé.

Plus d’attaque

Contre Orlando, le Bleu-blanc-noir a connu une première demie en progression et une seconde période où il y a eu des occasions franches qui n’auraient pas dû être ratées.

«On se crée des occases. Ce qui est alarmant c’est quand tu ne t’en crées pas. Mais c’est un peu embêtant quand tu n’arrives pas à marquer», a d’ailleurs fait remarquer Thierry Henry après la rencontre.

Et justement, même s’il n’y a pas eu de but, il y a au moins eu des occasions de marquer, ce qu’on n’avait pas vu contre l’Union de Philadelphie, mercredi dernier.

Mais l’attaque demeure tout de même encore fragile et c’est dans la continuité de ce qu’on a vu la saison dernière. Il manque cette capacité à briser les lignes adverses.

Instinct de tueur

Il faut que les joueurs offensifs développent l’instinct du tueur pour convertir ces occasions en buts.

Déjà, Saphir Taïder a proposé une bonne frappe sur laquelle il s’est fait voler. Romell Quioto possède une frappe lourde, Maxi Urruti a tiré sur le poteau et Anthony Jackson-Hamel démontre plus de hargne, ce qui améliore son jeu sans le ballon.

Il faut maintenant trouver une manière de mieux engager Bojan Krkic dans le jeu puisqu’il semble être désigné pour être l’avant-centre en ce début de saison.

Il aime décrocher, mais il faut qu’on lui donne des ballons de qualité pour qu’il mette les arrières adverses sur les talons, car c’est dans ces situations qu’il est à son meilleur.

Pour que ça fonctionne, il va falloir développer la cohésion entre Bojan, Orji Okwonkwo et Romell Quioto, qui risquent de jouer ensemble assez souvent. Et ça, ça va prendre un peu de temps.

«C’était notre troisième match [à Orlando], l’équipe commence à être de plus en plus rodée. On se rapproche de plus en plus de la manière dont on veut jouer.»

«C’était la chose qui ressemblait le plus à un vrai match dans un stade avec une foule. C’était une bonne expérience.»

Une semaine

Il reste donc une semaine et deux matchs préparatoires contre Nashville et Tampa Bay à Thierry Henry et ses hommes pour fignoler les petits détails afin d’affronter Saprissa, une équipe intimidante dans son stade.

D’ici là, espérons que la saga Nacho Piatti sera réglée et que cette distraction sera chose du passé. Il faut désormais se tourner vers l’avenir malgré le bel héritage que laissera l’Argentin.

Et cet avenir commence le 19 février lors de la visite de l’Impact au Costa Rica.