Impact de Montréal

Impact: une défaite encourageante sans Piatti

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

L’Impact a été blanchi dans un second match préparatoire consécutif, subissant un revers de 1 à 0 face au Orlando City SC devant une foule éparse d’environ 200 spectateurs au Experia Stadium, samedi.

C’est un but de Nani sur un coup franc en fin de première demie qui a fait la différence parce qu’autrement, l’Impact a joué un bien meilleur match que contre Philadelphie, mercredi.

«Je n’aime pas perdre et les gars non plus, on essaie de commencer une culture, mais avant le but de Nani, on commençait à bien jouer», a fait remarquer Thierry Henry.

«On a été un peu mieux en deuxième mi-temps, mais quand tu ne mets pas la balle au fond, ça devient difficile. Mais sur l’ensemble du match, on avance.»

Meilleure construction

Même s’il manque clairement de punch à l’attaque, l’Impact a démontré une belle volonté de conserver le ballon et de fabriquer le jeu en le construisant à partir de l’arrière.

On a vu plusieurs séquences de possessions assez longues constituées de nombreuses passes sans déchet technique, ce qui est déjà une amélioration sur l’an passé.

Il va maintenant falloir trouver une cohérence entre Orji Okwonkwo, Romell Quioto et Bojan Krkic qui risquent d’être le trident offensif en début de saison.

Il semble de plus en plus évident que Thierry Henry entend faire confiance à Bojan, son ancien coéquipier à Barcelone, comme avant-centre.

En attendant, on a un peu l’impression d’assister à une répétition de diverses scènes d’une pièce de théâtre avant que les enchaînements entre celles-ci aient été faits.

Des occases

Le match a été passablement stérile, mais l’Impact a tout de même obtenu de bonnes chances sans toutefois pouvoir les finir.

«On se crée des occases, a précisé Henry. Ce qui est alarmant c’est quand tu ne t’en crées pas. Mais c’est un peu embêtant quand tu n’arrives pas à marquer.»

Saphir Taïder a obtenu une belle occasion avec un tir qui a été dévié en corner. Quioto a, quant à lui, décoché deux belles frappes qui ont raté de peu en seconde demie et Maxi Urruti a frappé le poteau.

Nani a pour sa part forcé Samuel Piette à commettre une faute dans le demi-cercle devant la surface de réparation, ce qui lui a valu un coup franc très menaçant.

Le Portugais en a profité pour décocher un tir légèrement excentré qui a battu Evan Bush à sa gauche à la 39e minute.

Sans Piatti

Pour un second match consécutif, Nacho Piatti a agi comme spectateur dans ce match, sauf que cette fois-ci, il s’est contenté d’accompagner l’équipe à Orlando, n’étant même pas en uniforme.

Il faut maintenant souhaiter que cette saga se règle au plus vite parce que ça traîne en longueur.

Les informations sont tellement divergentes d’une heure à l’autre qu’on ne sait plus faire la différence entre le vrai et le faux.

Mais selon les bruits qui circulent, le dossier devrait connaître sa conclusion en début de semaine.

Binks sort du lot

On a brièvement vu Luis Binks en fin de match mercredi, et, samedi soir, Thierry Henry l’a titularisé et lui a même fait jouer l’ensemble du match. Et il a sans doute été le meilleur joueur de l’équipe.

Force est d’admettre que l’Anglais n’a pas du tout l’air d’un adolescent de 18 ans puisqu’il a pris les commandes de l’unité défensive en multipliant les directives à ses coéquipiers.

«Quand on m’a dit qu’il avait 18 ans, j’ai trouvé que c’était jeune parce qu’il est très mature dans son jeu et très vocal», s’est étonné Samuel Piette.

Rappelons que Binks est officiellement en essai. Mais parions que celui-ci n’a pas quitté Tottenham sans garantie et que son transfert sera officialisé à l’ouverture de la fenêtre de transfert, mercredi.

De la façon dont il a joué samedi et lors des quelques minutes qu’il a obtenues contre Philadelphie mercredi, il faut que l’Impact le garde dans le giron.

Vision

Calme et voulant avoir le ballon, Binks sait aussi se servir de son grand gabarit quand c’est nécessaire dans la surface. Il a notamment évité un but en fin de match en dégageant une balle qui flirtait avec la ligne de but.

Si le jeune homme continue dans cette veine et obtient un contrat, il va mettre de la pression sur Rudy Camacho et en enlever à Rod Fanni de sorte que l’équipe pourrait compter sur un réserviste de belle qualité.

«Luis est en milieu de saison, c’est tout à fait normal que sur le plan physique, il puisse sortir du lot», a tempéré Thierry Henry tout en lui reconnaissant de belles qualités.

«Sa vision du jeu, sa façon de sortir la balle et son calme derrière permettent de rassurer un peu tout le monde.»

Bayiha s’améliore

C’est encore une fois Clément Bayiha qui a obtenu le départ comme arrière droit et il a affiché une certaine progression sur le match de mercredi.

Il s’est montré plus solide dans l’aspect défensif du jeu en tenant mieux sa ligne et en ne reculant pas devant les duels physiques.

On peut présumer que Thierry Henry profite des matchs préparatoires pour savoir ce que le jeune homme a dans le ventre et si l’expérience mérite d’être prolongée alors qu’on sait déjà ce que Zachary Brault-Guillard peut apporter.

«Zach est un peu en retard au niveau des schémas tactiques. Pour l’instant, on n’a pas encore trop d’idée à savoir qui va commencer contre Saprissa. Pour l’instant, ils sont en compétition et c’est une saine compétition», a expliqué Henry.

D’ailleurs, l’entraîneur-chef s’est dit globalement satisfait du jeu défensif de ses hommes, samedi soir.

«Ç’a été un peu mieux défensivement, on a su défendre bas sur certaines actions. Ils ne se sont pas vraiment créé d’occases.»