Canadiens de Montréal

«Ce n'est pas logique d'échanger Tatar et Petry»

«Ce n'est pas logique d'échanger Tatar et Petry»

Michel Bergeron

Publié 08 février
Mis à jour 08 février

On s’entend, ça va prendre un miracle pour que le Canadien participe aux séries éliminatoires cette année. Par contre, si ça devait se produire, on pourrait dire qu’on a assisté, mardi, au point tournant de la saison.    

La victoire de 5 à 4 contre les Devils du New Jersey en tirs de barrage, alors que l’équipe tirait de l’arrière 3 à 0 et que c’était Charlie Lindgren devant le filet, a tout d’un match pivot. L’équipe a maintenant remporté sept de ses 10 derniers matchs et se retrouvait, avant les matchs de vendredi soir, à six points d’une place en séries. Contrairement à ce que certains partisans espèrent, il est évident que personne n’a baissé les bras dans l’organisation.      

De toute façon, tu ne peux pas demander à des athlètes fiers de lever le pied. Ça ne se fait tout simplement pas.    

L’entraîneur-chef, lui non plus, n’a pas abandonné. Claude Julien se débat comme un diable dans l’eau bénite pour aider son équipe à gagner le plus de matchs possible.    

Marc Bergevin lui?   

Tout ça pour en revenir au fameux et surtout très mystérieux plan de Marc Bergevin. Les joueurs du Canadien veulent faire les séries, l’entraîneur-chef aussi. Mais, au deuxième étage, que veut vraiment Bergevin? Personne ne le sait.    

On ne sait pas plus comment sont les relations entre lui et Julien. Est-ce que les deux pensent de la même façon? Je sais, par expérience, que les frictions entre un entraîneur et son patron ne sont pas rares. Le DG pense plus à long terme que l’entraîneur et ça ne changera pas.    

Tout ça, évidemment, avec la période des transactions qui approche à grands pas. Cette semaine, il y a presque juste Youppi! qui n’a pas été le sujet d’une rumeur de transaction! C’est normal, ça fait partie de Montréal. Les amateurs sont passionnés et ils veulent ce qu’il y a de mieux pour leur équipe favorite.    

Je l’ai dit dans le passé, mais il n’y a aucune logique, dans ma tête, à échanger des joueurs comme Tomas Tatar et Jeff Petry. Tatar est le meilleur pointeur de l’équipe et ça fait longtemps que Montréal n’a pas compté sur un joueur faisant partie des 30 premiers compteurs du circuit Bettman.    

Et on voudrait l’échanger?    

Quant à Petry, il est rapide, mobile et peut prendre la place de Weber quand ce dernier est blessé... comme maintenant.   

Que faire avec Ilya Kovalchuk?  

Quant à Ilya Kovalchuk, les gens l’ont adopté à Montréal, et pour cause. Même s’il est âgé de 36 ans, il joue du hockey inspiré depuis son arrivée avec le Tricolore. Tout porte à croire qu’il ne sera pas échangé.    

Par contre, il y a un grand danger à le garder et à lui offrir une prolongation de contrat. Comme je le disais, il a 36 ans. Shea Weber en a 34.    

Parfois, en voulant faire plaisir aux gens, on oublie que ce genre de hockeyeur peut devenir un important boulet dans une équipe. Le meilleur exemple : les Sharks de San Jose. Ils ont accepté de garder des vétérans en fin de carrière comme Joe Thornton et Patrick Marleau.    

On voit le résultat actuellement.    

Le problème avec ces vétérans, c’est que tu n’as pas le choix de les utiliser. Quand Shea Weber va ralentir, l’équipe ne pourra pas simplement le mettre de côté. Ce sera la même chose avec Kovalchuk.    

C’est donc tout un casse-tête pour le Canadien et son directeur général puisque ces vétérans aident l’équipe dans leur poussée ultime vers une participation aux séries.