Louis Jean

Kotkaniemi doit prendre exemple sur Suzuki

Kotkaniemi doit prendre exemple sur Suzuki

Louis Jean

Publié 07 février
Mis à jour 07 février

Plus Nick Suzuki joue, meilleur il est. C’est tout un contraste par rapport à Jesperi Kotkaniemi l’an dernier. Ce n’est pas un reproche ou une critique à l’endroit de l’attaquant finlandais, c’est une réalité.   

Plus la saison avance, plus les matchs deviennent difficiles.   

Les statistiques, mois par mois, démontrent aussi à quel point la force de Suzuki est réellement son intelligence et sa capacité d’adaptation. Que ce soit au centre ou à l’aile, l’Ontarien trouve une façon de s’améliorer. C’est tout de même assez remarquable que cette caractéristique qui le définit depuis toujours se transpose de la sorte dans la meilleure ligue au monde.   

Une séquence en deuxième période m’a particulièrement impressionné. La feinte de Suzuki sort complètement l’arrière des Ducks Hampus Lindholm du jeu. La recrue des Canadiens file vers le filet et décoche un tir hors cible. Cela démontre à quel point il gagne en confiance et essaie des gestes audacieux. Lindholm est d’ailleurs un excellent défenseur pour les Ducks, qui compte sept années d’expérience dans la Ligue nationale.      

C’est le genre de jeu qui fait tourner les têtes et attire l’attention. Celui qu’on protégeait en début de saison pour que la marche ne soit pas trop haute (crédit à Claude Julien), affronte de plus en plus l’élite de la LNH et il se tire très bien d’affaire.   

D’ailleurs, le commentaire de Julien après la victoire contre les Ducks en disait long, jeudi soir. Appelé à commenter la progression impressionnante de sa recrue, l’entraîneur-chef du Tricolore a souligné qu’«il a du vécu». C’est simple, mais c’est révélateur.     

Lors des séries de la Ligue junior de l’Ontario, l’an passé, le Storm de Guelph perdait 3-0 contre les Knights de London. Suzuki se faisait malmener. Son équipe s’était fait déclasser 17-6 en trois parties.   

Le directeur du développement des joueurs des Canadiens, Rob Ramage, s’est alors entretenu avec le jeune homme. Il lui a dit de cesser de perdre son sang-froid et de se laisser distraire par les tactiques un peu douteuses des Knights.      

Cette discussion a permis à Suzuki de se recentrer sur son objectif. Il a focalisé son attention sur ses performances et le travail qu’il devait accomplir pour relancer son équipe.   

Le résultat? L’Attack a remporté les quatre matchs suivants et Suzuki a amassé cinq buts et autant de passes. Quand Julien parle de vécu, c’est ce genre de situation qui a permis à Suzuki de surmonter des épreuves tout en augmentant sa confiance et sa croyance en ses habiletés. C’est ce que Jesperi Kotkaniemi, qui est maintenant avec le Rocket de Laval, doit aller chercher comme bagage pour revenir plus fort.   

Tout est une question d’attitude. Suzuki a été réceptif aux conseils de Ramage et s’en est servi pour s’améliorer. Tout indique que Kotkaniemi fait de même. Dans les deux cas, c’est très encourageant.