Canadiens de Montréal

Le talon d'Achille de Marc Bergevin?

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Le directeur général des Canadiens de Montréal, Marc Bergevin, a fait mal à son club et à Carey Price en errant souvent dans le choix du gardien auxiliaire.     

C’est l’opinion qui a été exprimée par Jean-Charles Lajoie, mercredi, lors de la quotidienne JiC. À voir dans la vidéo ci-dessus.   

L’animateur de TVA Sports rappelle que les déboires d’Antti Niemi avaient coûté très cher au Tricolore en 2018-2019, sachant que la troupe de Claude Julien était passée tout près de se qualifier pour les séries éliminatoires.  

«On a fini par rater les séries au fond parce que l’adjoint [Niemi] n’a pas été capable de nous donner une calvasse de victoire significative!», a pesté Jean-Charles.     

Faute d'être bien épaulé, Price avait dû être fortement sollicité, lui qui avait disputé 66 matchs; des conditions qui auraient été défavorables pour le cerbère étoile si le CH avait pris part à la danse printanière, estime Lajoie. 

Puis, l'été dernier, il y a eu l'embauche de Keith Kinkaid, qui n'a fait guère mieux pour donner du répit au numéro 31.  

Le vétéran a décroché un contrat d'un an et 1,75 million $ malgré ses ennuis avec les Devils du New Jersey en 2018-2019.    

«11 gars de hockey sur 10 sont tombés en bas de leur chaise quand le CH a offert un contrat de cette valeur à Kinkaid», a déclaré Lajoie.    

«C’est un gars qui est convaincu dans sa caboche que c’est un numéro un de la Ligue nationale. [...] Il n’a absolument pas l’attitude du second gardien. Un auxiliaire vient avec une attitude particulière. Il n’a pas le profil de l’emploi.»   

Une occasion ratée?    

Mais c’est tout de même à Kinkaid que JiC aurait confié le filet du CH à Newark, mardi dernier. La décision aurait pu être payante si le vétéran avait connu une excellente soirée de travail, a-t-il fait valoir.     

Les Maple Leafs de Toronto cherchent à se renforcer à la position de gardien, eux qui se retrouvent dans une situation délicate en l’absence de Frederik Andersen, blessé au cou...      

«Tout d’un coup qu’à Toronto, on décide de le ramasser par panique? Il ne peut plus nuire à Montréal, il ne peut plus nuire à Laval, on a la maudite paix. Au lieu de ça, on a rappelé Cayden Primeau et on a donné le départ à Charlie Lindgren. Bref, plus ça va, pire c’est, et moins je comprends les décisions de l’organisation», a déploré Lajoie.    

Ce dernier croit de plus en plus à une collaboration inefficace entre Bergevin et l’entraîneur-chef, Claude Julien.     

«De l’extérieur, sans informations concrètes, j’estime que les deux principales têtes de hockey du Canadien ne travaillent pas ensemble et semblent avoir leur propre agenda. Visiblement, le directeur général ne semble pas être respecté par le coach», a-t-il constaté.