Boxe

«La guigne s'acharne sur lui»

Mathieu Boulay

Publié | Mis à jour

David Lemieux voulait se servir de l’année 2020 pour se remettre à l’avant-scène de la boxe internationale. Ça pourrait prendre un peu de temps que prévu. Mercredi, des spasmes au dos l’ont forcé à annuler son combat du 21 février à Rimouski. 

Eye of the Tiger Management (EOTTM) a confirmé la nouvelle mercredi matin dans un communiqué. Les ennuis de Lemieux (41-4-0, 34 K.-O.) ont commencé avec une chute sur une plaque de glace lorsqu’il effectuait sa course quotidienne.  

«Je suis vraiment déçu pour David, a indiqué Camille Estephan. On dirait que la guigne s’acharne sur lui.» 

«Il n’a pas de "break". On a décidé d’annuler le combat parce qu’il n’était pas capable de s’entraîner à 100 % dans le gymnase. À son niveau, tu ne peux pas prendre de chance.» 

Voyez l'intervention de Nancy Audet à l'émission Les Partants, dans laquelle elle présente une partie d'une entrevue avec Camille Estephan. 

Même son de cloche du côté de son entraîneur Marc Ramsay. 

«Sa chute sur la glace était mineure. Il peut y avoir eu une légère torsion dorsale, a-t-il expliqué. On lui a donné quelques jours pour voir si ça allait passer. [...] La douleur a persisté. Il n’était pas capable de pousser la machine au cours des deux dernières semaines. Il était incapable de lancer son jab ou sa main droite.» 

«Peu importe la valeur du combat, si David n’est pas à 100 %, pas question de monter sur le ring.» 

Lemieux est allé voir un médecin qui l’a mis au repos complet jusqu’à la fin du mois. 

Un corps usé? 

Ce n’est pas la première fois de sa carrière que Lemieux connaît des ennuis de santé. Au cours des dernières années, ses combats contre James De La Rosa et Tureano Johnson ont été annulés en raison de ses problèmes de poids à la pesée. 

Selon nos informations, il n’est pas rare qu’il traîne une blessure durant ses camps d’entraînement. L’ancien champion du monde IBF des poids moyens a déjà été aux prises des problèmes avec ses mains, ses épaules, ses genoux et maintenant, son dos. 

Avec 45 combats et autant de camps d’entraînement, son corps commence-t-il à être usé? Estephan n’est pas encore prêt à tirer la sonnette d’alarme quant à la carrière de son cogneur. 

«Il n’a que 31 ans et ce qui me rassure dans son cas, a-t-il précisé. Une chose est sûre : on ne le fera pas monter sur le ring s’il n’est pas à 100 %.» 

«Pour son avenir, je n’ai pas de boule de cristal. Par contre, les gens aiment encore le voir boxer et il est encore capable de livrer des combats excitants comme ce fut le cas contre Max Bursak.»