Ski et planche

Le chandail porte-bonheur de Kingsbury

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Mikaël Kingsbury est clairement le roi incontesté des bosses! Le skieur acrobatique québécois a décroché le 60e titre de sa prolifique carrière sur le circuit de la Coupe du monde, samedi dernier, à Calgary.   

Sans le savoir, son ami Laurent Duvernay-Tardif a contribué à cette victoire.     

«J’ai apporté mon chandail de Laurent pour lui faire honneur. Je l’avais sous mon manteau pendant les qualifications, a-t-il révélé en entrevue à l’émission de TVA Sports JiC, mardi (à voir dans la vidéo ci-dessus). Je vais continuer de le mettre parce qu’il me porte chance. Je l’ai même avec moi en ce moment!»   

«C’était une petite pensée pour lui pendant qu’il se préparait à jouer le match de sa vie, a ajouté Kingsbury. C’était incroyable de le voir remporter le Super Bowl et de voir ses émotions après le match. Je lui ai envoyé un texto pour le féliciter. Je suis vraiment fier de lui.»   

L’athlète de 27 ans a d’ailleurs bien «hâte d’aller célébrer sa victoire au Super Bowl avec lui».  

Les deux hommes se sont connus en 2018 aux Jeux olympiques de Pyeongchang, où Kingsbury a enlevé les grands honneurs.   

«On a célébré ma victoire ensemble là-bas. Nous sommes restés proches par la suite. L’été, on joue ensemble au spikeball à Montréal. Il m’a invité deux fois à aller le voir jouer à Kansas City. On a beaucoup de points en commun.»  

Toujours la même passion   

Kingsbury est parfait cette saison avec cinq podiums en autant de compétitions, dont quatre fois sur la plus haute marche. Et il n’entend pas s’arrêter là.   

«Après avoir gagné à Tremblant et à Calgary, je suis maintenant à Deer Valley, qui est l’endroit où j’ai le plus dominé dans ma carrière. Ça regarde bien pour ce week-end.»  

Malgré les années qui passent, la fierté de Sainte-Agathe-des-Monts aime toujours autant son sport.   

«J’adore ce que je fais. Je suis toujours aussi motivé qu’avant. Je me considère chanceux de faire ce que j’aime le plus à tous les jours et de voyager partout dans le monde. Je me sens vraiment privilégié. Je veux poursuivre mes succès. Je vise un neuvième globe de cristal de suite.»  

Si Kingsbury est encore le bosseur à battre, une partie du crédit revient à ses rivaux, dont un certain Japonais du nom d’Ikuma Horishima, qui le pousse dans le dos cette saison.   

«Il fait ressortir le meilleur de moi-même. Il a le même package que moi. Il me pousse tous les jours. Il est l’une des raisons pour lesquelles je suis encore au top