Canadiens de Montréal

Des souvenirs précieux d’un homme qui l’était tout autant

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La famille du regretté ex-hockeyeur Jean Béliveau procède ces jours-ci à une nouvelle vente aux enchères de plusieurs objets de collection accumulés par l’ancien capitaine des Canadiens au cours de sa carrière.  

Plusieurs de ces objets sont actuellement exposés au Centre Bell. La vente, qui est organisée par «Classic Auctions», servira à amasser de l’argent qui ira aux enfants et petits-enfants du «grand Jean», dont c’était la volonté.    

«Mon père m'a demandé de faire ça, quand je serais prête», a expliqué sa fille Hélène, mardi en entrevue à TVA Sports. M. Béliveau ne voulait pas que ses proches restent encombrés par tous ces items alors qu’ils pouvaient non seulement faire le bonheur de certains admirateurs, mais également rapporter un peu d’argent à la famille.  

La veuve du hockeyeur, Élise, était également sur place. Si elle admet que ce genre de vente l’affectait au départ, elle se sent maintenant plus détachée de la plupart de ces objets.  

«Ça ne donne rien de garder des choses si on est pour les laisser dans des armoires et dans des tiroirs, a-t-elle relativisé. On en a discuté et c'est ça.»  

Ainsi, on y trouve notamment une bague en or du championnat de la Coupe Stanley de la saison 1958-1959, un chandail de capitaine porté par M. Béliveau durant la saison 1962-63, ou encore les patins qu’il portait lorsqu’il a inscrit son 500e but dans la LNH en 1971.  

  

Un vide énorme  

Mme Béliveau assure que malgré tout, il lui restera encore beaucoup de souvenirs de son défunt mari.   

«J'en ai des souvenirs!», a-t-elle lancé. 

«Des bijoux, des beaux colliers, des choses comme ça, a-t-elle ajouté. Elle (sa fille Hélène) aussi! J'en ai encore. J'ai des beaux cadres. J'en ai partout dans la maison! Je change de place, et il est toujours là. Je le vois partout.»  

Jean Béliveau est décédé il y a un peu plus de cinq ans.   

«Ça a passé vite, il nous manque, a avoué son épouse. C'est dur, c'est encore dur. J'ai encore de la misère. Ça va peut-être finir par passer un jour, peut-être.»  

La mémoire du «Gros Bill», qu’un nombre incalculable d’amateurs de hockey gardent en leur cœur, reste évidemment bien vivante.   

«On m'en parle souvent, même quand je prends une marche avec mon chien, je me fais arrêter sur la rue et on vient me parler de Jean et je prends le temps de parler avec eux, a souligné Mme Béliveau. Il n'y a pas une journée où il n'y a pas quelqu'un qui me parle de Jean quand je sors.»  

«Il était tellement bon, Jean, c'était un homme hors de l'ordinaire. J'ai connu beaucoup de monde, et beaucoup de bon monde, mais pas comme lui», a-t-elle conclu. 

De nombreux souvenirs de Jean Béliveau aux enchères -