Canadiens de Montréal

Kovalchuk veut rester, mais Bergevin lui?

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Ayant connu un succès quasi instantané dans l’effectif du Bleu-blanc-rouge, Ilya Kovalchuk doit-il être échangé ou reconduit pour l’an prochain?    

Demandez au principal intéressé et il vous dira que sa venue à Montréal l’a revigoré au point de vouloir y rester.        

«Cette équipe a un bel avenir et si je peux en faire partie, ce serait vraiment bien», a-t-il déclaré à Sportsnet après le match de dimanche face aux Blue Jackets.    

Le directeur général des Canadiens de Montréal Marc Bergevin peut déjà se féliciter, car sa prise à prix modique à la mi-saison (un pacte de 700 000$ à deux volets) s’avère une révélation avec 10 points en 12 matchs. Qui plus est, elle pourrait lui rapporter un choix de deuxième tour sur le marché des échanges d’ici le 24 février.    

Si la stratégie du DG du Tricolore est de conserver ses meilleurs éléments dans le giron en vue de l’an prochain, Kovalchuk pourrait s’inscrire dans la même catégorie qu’un Tomas Tatar, par exemple, à qui il reste un an de contrat.    

Bergevin prône possiblement la patience avec l’ailier de 36 ans, qui a souvent eu la réputation d’un joueur se traînant les pieds. La fin de semaine dernière, il n’a expédié que deux lancers au filet en deux matchs, en récoltant tout de même une aide.    

«Tout est entre les mains du directeur général et de l'organisation ici, a rappelé le Russe. Comme je l'ai dit dès la première seconde que je suis venu ici, j'aime tout de cette équipe.    

«Je sais que les deux prochaines semaines décideront de tout, et quelle que soit la décision, je l’accueillerai comme un homme. Mais cette équipe est spéciale. Ce groupe de gars est spécial.»    

«Ne tombez pas en amour!»  

Journaliste attitré à la couverture des Canadiens pour la chaîne TVA Sports, Renaud Lavoie croit que les deux dernières performances de Kovalchuk pourraient être annonciatrices du moment que l’enjeu, voire le défi, est moindre (à voir dans la vidéo, ci-dessus).    

«Ne tombez pas en amour avec Ilya Kovalchuk. Faites attention...», a-t-il prévenu à «JiC», n’écartant pas la possibilité qu’il paraphe une nouvelle entente avec le CH le 1er juillet.    

«Le 15 avril, il aura 37 ans. Il a parlé (à Sportsnet dimanche) et un joueur ne peut pas dire ‘j’espère me trouver sous d’autres cieux’. La seule fois qu’il a été en finale de la Coupe Stanley, il ne l’a pas gagnée.»    

Alors où «Kovy» pourrait-il aboutir s’il ne demeure pas à Montréal, lui dont la valeur est la plus élevée chez les patineurs du Tricolore dont l’entente se termine cet été?      

«Moi je le vois à Boston, peut-être à Pittsburgh. Je le vois avec les équipes d’élite. Peut-être même Nashville, mais on ne sait pas ce qui se passera.    

«Pourquoi pas St. Louis aussi.»