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Une histoire digne d’un scénario hollywoodien

Agence QMI

Publié | Mis à jour

À chaque Super Bowl, une histoire d’un joueur ressort du lot. Au Québec, il y a inévitablement celle de Laurent Duvernay-Tardif, le sympathique médecin et joueur de ligne offensive des Chiefs de Kansas City. 

Mais sans rien enlever à «LDT», l’histoire du porteur de ballon des 49ers de San Francisco Raheem Mostert est digne d’un scénario hollywoodien.

L’homme 27 ans en a bavé dans la vie. Venant d’un milieu difficile, Mostert n’a jamais connu son père, ne parle plus à sa mère et son beau-père a déjà tiré à quatre reprises sur son demi-frère.

Le natif de la Floride s’est également déjà tiré une balle dans un gros orteil avec une arme chargée qu’il a trouvé chez sa mère. Il n’avait que 4 ans...

«Mon cheminement a été complètement fou, a exprimé Mostert aux journalistes après son incroyable performance en finale d’Association contre les Packers de Green Bay. Ce n’est pas tout le monde qui peut faire face aux stress, à la douleur et à l’agonie que j’ai traversés. J’ai gardé la foi, pas seulement en moi, mais en ceux qui m’ont donné une chance.»

Parmi ceux-ci, il y a la famille Strokes, dont le patriarche, Michael, était son entraîneur alors qu’il était enfant. La femme de Michael, DeAnne, raconte quand son mari le ramenait à la maison après les entraînements.

«Ce que j’admire le plus chez lui, c’est son cœur, a affirmé DeAnne au quotidien «The Mercury News» Il a eu le désir de faire quelque chose et de se sortir de la situation dans laquelle il se trouvait.»

La femme, dont le mari est décédé en juin, sera aux premières loges pour encourager Mostert au Super Bowl LIV.

Une femme dédiée

Si les Strokes ont été les premiers individus à aider Mostert dans son parcours, c’est la femme du joueur de football, Devon, qui a pris la relève par la suite.

Il faut dire que le chemin dans le football professionnel de son mari n’a pas été sans cahot. Jamais repêché, il a obtenu un essai avec les Eagles de Philadelphie en 2015, mais a été libéré après le camp d’entraînement. L’année suivante, le porteur de ballon a subi le même sort chez les Browns de Cleveland.

«Je dirais qu’il a probablement déménagé 20 fois après avoir gradué de l’université, il s’était trouvé une maison [à Cleveland] et cela lui a été arraché de nouveau», s’est rappelé Devon.

À cette époque, Mostert voulait abandonner et c’est son épouse qui a trouvé les mots pour l’inciter à persévérer.

«Elle m’a dit : “Regarde, si tu aimes ce sport comme tu dis que tu l’aimes, tu vas continuer de te battre”», s’est souvenu l’athlète.

Et c’est ce que Mostert a fait, malgré deux nouvelles libérations en 2016 (Jets de New York et Bears de Chicago).

À l’Action de grâce de 2016, le demi offensif a paraphé une entente pour être sur l’équipe de réserve des 49ers et a fait son chemin jusqu’à la formation partante.

Il y a deux semaines, tous ses efforts ont été récompensés alors qu’il a battu plusieurs records avec une performance de quatre touchés et 220 verges de gains face aux Packers. Son histoire pourrait maintenant se poursuivre de la meilleure façon, soit avec une victoire au match ultime de la NFL.