Étienne Boulay, Coupe Grey

Crédit : Jocelyn Malette

Football universitaire RSEQ

Un ancien des Alouettes à la barre des Carabins?

Richard Boutin

Publié | Mis à jour

Danny Desriveaux n’a pas encore arrêté sa décision, mais l’ouverture du poste d’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal est loin de le laisser indifférent.

Adjoint sous les ordres de Danny Maciocia de 2013 à 2015 avec les Bleus, l’ancien receveur, qui a remporté la Coupe Grey en 2009 et 2010 avec les Alouettes de Montréal et en 2012 avec les Argonauts de Toronto ainsi que la Coupe Vanier en 2014 avec les Carabins, est toujours animé par la passion du football, même s’il est à l’écart depuis quatre ans, sauf pour la saison 2017 où il a dirigé l’équipe juvénile des Empereurs du Collège Letendre.

À LIRE AUSSI: Carabins: un candidat de moins 

«Montréal aura toujours une place spéciale près de mon cœur et j’ai beaucoup de respect pour Manon Simard (directrice sport excellence) et les Carabins, a exprimé Desriveaux. C’est un poste prestigieux et à temps plein et je suis toujours aussi passionné par le football.»

«Je me sens prêt pour occuper un tel poste, de poursuivre le choix de 6e ronde (43e au total) des Alouettes en 2006. J’ai toujours eu confiance en mes moyens et en mon parcours. Je considère que je suis bien armé pour attaquer ce genre de défi.»

Desriveaux est conscient que son inexpérience comme entraîneur-chef pourrait soulever des questions.

«Les Carabins me connaissent bien ainsi que mon parcours, mais ils pourraient se demander à quel point je serais un bon candidat comme entraîneur-chef», a-t-il reconnu.

«Il faut que mes forces pèsent plus lourd que mon inexpérience comme entraîneur-chef dans les rangs universitaires. Compte tenu du prestige de l’emploi, je suis conscient que de bons candidats soumettront leur candidature. Des gars avec un bagage comme entraîneur adjoint dans la LCF ou au niveau universitaire. Des entraîneurs d’expérience ont obtenu leur premier emploi alors qu’ils ne comptaient pas 20 années d’expérience.»

Obligations

Ancien porte-couleurs de l’Université Richmond dans la NCAA, Desriveaux a quitté le football en juin 2016 pour des raisons familiales.

«Je peux maintenant revenir à temps plein au football, a indiqué le papa de deux garçons qui est représentant commercial pour une entreprise d’équipements sportifs. La logistique est meilleure qu’au moment de mon départ, et les incertitudes ont disparu. L’enseignement du football, mais aussi le mentorat et l’encadrement des étudiants-athlètes sont des aspects que j’aime. Quant au recrutement, c’est le nerf de la guerre et j’avais bien connecté avec les jeunes pendant mes années avec les Carabins.»

Quelles sont les chances qu’il mette son nom dans le chapeau d’ici la fermeture du concours, jeudi après-midi? «Ce n’est pas zéro ou 100 et je ne suis pas en mesure de mettre un pourcentage, mais c’est un poste hyper intéressant», a-t-il précisé.

«Dans ma réflexion, je dois mesurer où en est le programme et où je veux l’amener. J’ai passé beaucoup de temps dans l’entourage des Alouettes cette année et cela a rallumé la flamme. À la fin de la saison, j’ai ressenti un blues même si je n’avais pas coaché. J’avais fait partie de l’aventure.»

Autre option

Entraîneur-chef par intérim, Mathieu Pronovost part-il avec une longueur d’avance?

«J’aimerais penser que oui, a-t-il indiqué, mais les Carabins vont considérer les autres candidatures s’ils ont ouvert le poste. Ce n’est pas un frein à ma candidature.»

Avec les Carabins, Desriveaux a dirigé les receveurs en 2013 et a été promu au poste de coordonnateur des unités spéciales lors des deux saisons suivantes.