FBN-SPO-NFC-CHAMPIONSHIP---GREEN-BAY-PACKERS-V-SAN-FRANCISCO-49E

Crédit : AFP

NFL

Super Bowl : le match dédié à Kobe Bryant

Stéphane Cadorette

Publié | Mis à jour

Partout à travers le monde, des millions d’amateurs de basketball sont éprouvés par le décès tragique de Kobe Bryant. Ce départ soudain a évidemment eu des répercussions à Miami, et personne n’est mieux positionné que le demi de coin des 49ers Richard Sherman pour commenter la triste nouvelle.

Plusieurs athlètes de différents sports ont été inspirés par la légende des Lakers de Los Angeles, même s’ils n’ont pas forcément côtoyé Bryant.

Pour Sherman, c’est une tout autre histoire. Il a grandi dans le sud de la Californie en vénérant le basketteur. Lorsqu’il est lui-même devenu un joueur étoile avec les Seahawks de Seattle, avant de passer aux 49ers, Sherman a régulièrement rencontré son héros.

«C’est vraiment triste. J’ai perdu un ami et un mentor. Il signifiait beaucoup pour ce monde, il n’y a rien que je puisse dire pour exprimer tout l’impact positif qu’il a eu sur ma vie et celle des autres.

Je sais exactement comment il aurait voulu que je réagisse dans ce moment. Il me dirait d’arrêter de faire l’enfant, de faire un homme de moi et d’aller gagner ce Super Bowl en son honneur. C’est ce que nous allons essayer de faire, en jouant du football dominant, comme il aurait voulu», a-t-il insisté.

En décembre 2017, Sherman a subi une déchirure du tendon d’Achille et il a tenu à quitter le terrain en marchant, comme l’avait fait Kobe Bryant sur le court quatre ans plus tôt.

«Nous sommes deux animaux différents, mais la même bête. Nous sommes faits de la même manière et je savais que je devais faire comme lui», a-t-il confié.

De retour au Super Bowl

Sherman en sera à son troisième Super Bowl, mais son premier avec les 49ers, une organisation qu’il a détestée à s’en confesser à titre de rival de division, de 2011 à 2017.

Il affirme toutefois qu’il n’a pas hésité à se joindre à l’ennemi en 2018.

«À mon année de repêchage, les 49ers voulaient me sélectionner, mais Jim Harbaugh (l’entraîneur-chef de 2011 à 2014) ne voulait pas de moi. Honnêtement, je me suis occupé de le sortir de la ligue, et quand j’y suis arrivé, je n’avais plus la moindre animosité envers cette organisation», a-t-il lancé.

Difficile de s’ennuyer quand Sherman active le verbomoteur...

Encensé par Andy Reid

L’entraîneur-chef des Chiefs, Andy Reid, a souvent été questionné sur Laurent Duvernay-Tardif et il ne se laisse jamais tordre un bras pour sortir l’encensoir.

«Il est un gars intelligent, un docteur. Il a été à une grande université, mais qui n’est pas du niveau de celles aux États-Unis en termes de production de joueurs de football. Il a eu toute une marge à combler pour devenir le joueur qu’il est aujourd’hui», a-t-il louangé, ajoutant qu’il s’attendait à ce que son garde à droite demeure un Chief à long terme.

«Il adore le football et je n’ai pas le sentiment qu’il est prêt à devenir médecin tout de suite. Je m’attends à d’autres années avec nous pour continuer de le voir grandir.»

La ville tremble!

Le séisme d’une magnitude de 7,7 qui a frappé dans la mer des Caraïbes mardi a fait écho jusqu’au cœur de Miami. Dans le centre-ville, en plein après-midi, quelques édifices en hauteur ont dû être évacués après que des tremblements eurent été ressentis. Plus de peur que de mal, toutefois, puisque les autorités policières n’ont rapporté aucune blessure.

La NFL a aussi fait savoir qu’aucune des activités associées au Super Bowl n’avait été touchée. Par le passé, la tenue du Super Bowl avait déjà été affectée par diverses sautes d’humeur de dame Nature. Pour ceux qui se poseraient la question, votre humble serviteur, trop concentré à rédiger ses écrits du jour, n’a pas ressenti la moindre vibration. Ça risque de remuer davantage au Hard Rock Stadium dimanche soir.

Les visiteurs y collent

Premier constat après deux jours à Miami : tout est étendu. Entre les hôtels des médias qui sont situés dans le secteur de l’aéroport, la salle des médias qui est abritée dans le centre des congrès de Miami Beach, les hôtels des Chiefs et des 49ers, ainsi que le Hard Rock Stadium, il faut calculer de longues minutes de transport.

Toutefois, absolument rien à redire sur la chaleur des locaux et des bénévoles. Plus tôt cette semaine, le maire du comté de Miami-Dade, Carlos Giménez, mentionnait d’ailleurs que ceux qui vont débarquer en ville pourraient avoir l’envie irrésistible d’y rester. «Il y a 60 % des habitants de Miami qui sont originaires d’ailleurs. Les gens viennent ici de partout non pas pour visiter, mais pour y vivre», a-t-il dit. On va méditer là-dessus...