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Milos Raonic n'y peut rien contre Novak Djokovic

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Le Canadien Milos Raonic a été défait par le Serbe Novak Djokovic lors des quarts de finale des Internationaux d'Australie, mardi.       

Le numéro deux mondial a éliminé le dernier Canadien en lice à Melbourne en trois manches de 6-4, 6-3 et 7-6 (1). Le représentant de l’unifolié a ainsi vu son parcours au premier tournoi du Grand Chelem de l’année prendre fin lors des quarts de finale pour une deuxième saison consécutive.      

«C’était un match difficile. Je savais que ce serait ardu. Je savais que je devais faire les choses de la bonne façon. Les conditions étaient difficiles. C’était la première fois que je jouais ici et qu’il faisait froid, ce qui m’a rendu un peu plus lent. Je savais que ce serait tout un défi, mais j’ai fait de mon mieux. Il était juste trop fort», a exprimé Raonic, 32e tête de série de la compétition et 35e au monde au site internet de l’ATP après sa défaite.

Le service de l’Ontarien, son atout majeur, n’a pas suffi à renverser son adversaire du jour. Raonic a tout de même engrangé 18 as, mais n’a remporté que 72% des échanges disputés sur sa première balle. À titre comparatif, le «Djoker» est sorti vainqueur 86% des fois qu’il réussissait son premier service.

Raonic a surtout commis 48 fautes indirectes dans la partie, ce qui a notamment permis à son adversaire de bénéficier de 16 balles de bris. La 32e raquette mondiale a cependant été en mesure de sauver 14 d’entre elles.

«Il a trouvé un moyen de contrer mon service. J’ai essayé de m’accrocher, mais à un moment donné, il a trouvé une ouverture. Je crois que mon exécution doit être un peu mieux. Je dois peut-être adopter une approche différente», a indiqué l’athlète de 29 ans qui a maintenant perdu ses 10 duels en carrière contre le Serbe.

Se concentrer sur le positif

Malgré le revers, Raonic préfère voir le verre à moitié plein, lui a qui a souffert de nombreuses blessures en 2019.

«Dans l’ensemble, il y a eu beaucoup de positifs pour moi cette semaine, a dit le tennisman. Je pense que c’est sur ça que je dois me concentrer.»

Après avoir été un client régulier de l’infirmerie, Raonic a décidé de changer sa façon de s’entraîner, et ce, dans l’optique de ne plus être mis au rancart.

«J’essaie de trouver un moyen de rester en santé et de pouvoir jouer régulièrement, a-t-il affirmé. [...] Je me suis entraîné différemment. J’espère que cela me donnera la liberté de jouer semaine après semaine et de finir les tournois en santé. Je veux pouvoir me concentrer seulement sur la prochaine étape et me préparer du mieux que je peux.»

C’est dans cet état d’esprit que Raonic se dirige vers New York pour un tournoi qui s’amorcera le 10 février. De son côté, Djokovic se dirige vers les demi-finales où il affrontera Roger Federer. 

Federer sauve sept balles de match! 

Sept balles de match... contre lui et finalement une victoire arrachée malgré un physique chancelant: Roger Federer s'en est vraiment sorti de justesse mardi face au 100e mondial Tennys Sandgren.    

«Il faudra que je joue mieux en demies, parce que sinon, c'est sûr que je vais pouvoir aller skier !», a plaisanté Federer au micro de Jim Courier sur le court.    

À 38 ans, il s'est encore fait très très peur avant de s'imposer en 3h31 d'un drôle de combat, lui qui avait déjà bataillé 5 manches et 4h au troisième tour face à l'Australien John Millman.    

«J'ai été incroyablement chanceux aujourd'hui, j'ai joué de mieux en mieux au fur et à mesure que le match avançait et que la pression baissait», a reconnu le Bâlois, qui a sauvé trois balles de match à 4-5 dans le quatrième set, puis encore quatre, dont trois consécutives dans le bris d'égalité de cette 4e manche.    

«À ce moment, je me suis dit "je crois aux miracles"», a-t-il raconté, avant d'admettre: «celle-là de victoire, je ne la méritais pas, mais je suis là... et évidemment je suis très content».    

L'homme aux 20 titres du Grand Chelem avait déjà sauvé sept balles de match avant de s'imposer lors d'un match contre Scott Draper à Cincinnati... en 2003.    

Cette fois, il avait face à lui un Tennys Sandgren en mode «Rambo des courts». Short camouflage blanc et vert, tee-shirt sans manches d'où dépassent des épaules et des bras de chasseur d'ours à mains nues, bandana vert noué autour du front... l'Américain était là pour se battre. Il ne manquait que les balaffres, mais de longues bandes adhésives noires lui descendaient le long de la cuisse gauche jusqu'à sous le genou.    

Et le combat a bien failli basculer en sa faveur, surtout que Federer n'était pas au mieux physiquement.    

«Parfois, on se sent un peu bizarre. Je ressentais une gêne à l'aine, ma jambe se raidissait un peu... je n'aime pas faire appel au médecin, je n'aime pas montrer mes faiblesses», a-t-il commenté.