Andy Mailly-Pressoir

Merci Kobe

Merci Kobe

Andy Mailly-Pressoir

Publié 26 janvier
Mis à jour 26 janvier

Kobe, c’est ma première camisole de basketball, mais aussi les samedi soirs dans le sous-sol avec mon père, nos yeux gros comme des balles de golf, à crier devant la télé, estomaqués par le spectacle. De beaux souvenirs. 

Kobe, c'était un père de famille. Père de quatre filles avec sa femme Vanessa. Un solide cinq partant.  

Kobe, c’était des points. Beaucoup, beaucoup de points. Le 4e rang des meilleurs marqueurs de tous les temps dans la NBA (Shout-out LeBron), un match à 12 tirs de 3 points (ex-record de la NBA, avant Curry) et un match de 81 points mémorable contre les Raptors de Toronto, un dimanche de 2006. 

Kobe, c’est aussi un paquet de blessures, au-delà de 60 en 20 ans. Le genre de joueur entêté qui s’était permis de terminer un match en lançant de la main gauche, contre les Pelicans en janvier 2015, alors qu’il s’était blessé à l’épaule droite. 

Kobe, c’est le chef d’oeuvre de Phil Jackson. Celui qui l’a vu grandir, qui l'a formé et qui a partagé cinq bagues de championnats avec le Black Mamba. 

Kobe, c'était Michael Jordan...ou presque. Même grandeur, même gabarit, même prestance, la ressemblance entre les deux joueurs était phénoménale. 

J’ai eu la chance de le voir jouer en personne une fois contre les Raptors, en 2007. Il avait été époustouflant et dominant comme toujours. Je me souviendrai toujours de la phrase que mon père m’avait dit en sortant du Air Canada Centre. 

«Kobe, c’est Kobe.» 

No 8, no 24, Black Mamba, merci pour tout.