Laurence Vincent Lapointe

Crédit : PIerre-Paul Poulin / JdeM

Sports divers

Vincent Lapointe aurait été contaminée par son «ex»

Mathieu Boulay

Publié | Mis à jour

Laurence Vincent Lapointe et son avocat Adam Klevinas n’ont pas voulu divulguer le nom de l’ex-conjoint de l’athlète qui est à l’origine du cas de dopage de la Québécoise. Le Journal a appris que c’était Derek Millette Markous. 

Lors d’une réponse au représentant du Journal durant son point de presse à Montréal, Vincent Lapointe a échappé le prénom de «Derek» pour expliquer le cheminement très ardu qu’elle a dû traverser pour prouver son innocence.  

Après des recherches et des vérifications, on a pu obtenir le nom complet de son ancien conjoint. 

«On n’a pas testé les cheveux de Derek par hasard, a-t-elle affirmé. On était au stade de tout tester autour de moi et la personne la plus proche de moi, c’était lui. 

«Il a collaboré. On a fait tester ses cheveux et c’était positif. Ce fut une extrême surprise pour moi. Je me suis sentie en colère et soulagée en même temps. On avait une piste. Je ne m’attendais pas à cela et lui non plus. D’ailleurs, c’est pour cette raison que nous ne sommes plus ensemble.» 

Témoignage utile 

La canoéiste s’est sentie trahie. Par contre, Millette Markous a été d’une aide précieuse, notamment en témoignant devant le comité de contrôle antidopage de la 

Fédération internationale de canoë (FIC) en faveur de son ancienne copine. En retour, il a demandé à Vincent Lapointe et à Me Klevinas de ne pas inscrire ou de dire son nom dans les communications à ce sujet. 

«Il ne voulait pas que ça sorte en raison de toute l’attention médiatique que Laurence recevait, a précisé Me Klevinas. Il a dit qu’il ne voulait pas ça. Laurence et lui ne sont plus ensemble. 

Il a collaboré dans le processus et nous sommes contents de cela. On s’est entendus de bonne foi.» 

Du soccer récréatif 

Millette Markous n’est pas un athlète de haut niveau. 

«Il joue au soccer récréatif, a précisé Me Klevinas. Il travaille de longues heures à son emploi. 

Il pensait qu’en prenant le produit que ses coéquipiers lui ont donné, il aurait plus d’énergie et qu’il récupérerait plus vite après ses entraînements. Il consommait le produit sans savoir qu’il y avait du ligandrol dans les composantes.» 

Même son de cloche pour la canoéiste de 27 ans. 

«Je n’avais aucune façon de le savoir. Je prenais mes suppléments et il savait ce que je prenais. Il m’avait mis au courant qu’il prenait son BCAA (acide aminé ramifié), a-t-elle précisé. C’est la seule chose qu’il prenait. Lorsque j’ai appris ma contamination, j’ai regardé tout le monde qui m’entourait. 

«Je ne savais pas qu’on pouvait être contaminé par les fluides corporels. On ne s’en parle pas entre athlètes non plus. On n’y pense pas.» 

C’est à la fin d’octobre que les pistes ont mené vers l’ex-conjoint. 

«C’est le 20 octobre qu’on a envoyé les cheveux à l’analyse. On a reçu les résultats le 12 novembre, a expliqué Me Klevinas. C’est à ce moment qu’on lui a posé des questions sur ce qu’il prenait. Il ne faisait pas de lien entre son produit et la contamination de Laurence.»