LNH

MacKinnon pensait être échangé

MacKinnon pensait être échangé

Félix Séguin

Publié 24 janvier
Mis à jour 24 janvier

Les jeunes joueurs de la Ligue nationale de hockey sont scrutés à la loupe. Chaque présence, chaque période et chaque match sont décortiqués par les amateurs et les journalistes.    

C’est le cas à Montréal.     

On met énormément de pression sur les jeunes espoirs de l’organisation qui sont âgés de 18, 19, 20, 21 ou 22 ans.    

Nous souhaitons, du moins c’est mon impression, les voir devenir des vedettes immédiatement.    

Les joueurs possédant un talent exceptionnel vont remplir ce mandat. Ils vont tout de suite changer le visage de l’équipe pour laquelle ils jouent. On peut penser à Alexander Ovechkin et à Sidney Crosby à une certaine époque ou encore à Connor McDavid ou à Auston Matthews plus récemment.    

Les autres auront besoin de plus de temps.    

Je pense notamment à Nathan MacKinnon et à Jonathan Huberdeau, que j’ai rencontrés lors des festivités entourant le match des étoiles à St. Louis.    

MacKinnon et Huberdeau ont quelques points en commun qui prouvent l’importance d’être patient avec le développement des jeunes joueurs.    

MacKinnon (1er au total en 2013) et Huberdeau (3e au total en 2011) ont tous les deux remporté le trophée Calder, honneur remis à la recrue par excellence de la LNH. Ils ont rapidement répondu à certaines attentes. Ils étaient bien partis.    

Cependant, les deux joueurs ont ensuite perdu leur erre d’aller. L’inexpérience, la maturité, les blessures et les attentes ont fait en sorte que MacKinnon et Huberdeau ont stagné pendant quelques années.    

MacKinnon m’a même dit qu’il se demandait à un certain moment si l’Avalanche ne l’échangerait pas. Voyez cette entrevue dans la vidéo ci-dessus.

Heureusement, autant l’Avalanche que les Panthers ont donné du temps à MacKinnon et à Huberdeau pour grandir, apprendre et s’épanouir.    

MacKinnon est devenu l’un des meilleurs en 2017-2018. Il avait 22 ans.    

Pour Huberdeau, ce fut l’an passé. Il était âgé de 25 ans.    

Patience à Montréal   

Les Canadiens misent sur le développement de leurs jeunes afin de connaître du succès à long terme.      

Les partisans ainsi que les membres des médias, eux, démontrent, parfois ou souvent, des signes d’impatience à l’endroit des jeunes joueurs de l’organisation.    

Cependant, les exemples de MacKinnon et d’Huberdeau prouvent l’importance de la patience.     

Jesperi Kotkaniemi, Nick Suzuki, Cale Fleury, Ryan Poehling, Cayden Primeau, Cole Caufield et Alexander Romanov possèdent un potentiel qui peut faire rêver, mais ils ont aussi besoin que nous soyons patients avec eux.    

Pas seulement un match ou pendant un mois. Je parle ici d’années.