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Crédit : TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Sports amateurs

Affaire Vincent Lapointe : des délais déraisonnables?

Agence QMI

Publié | Mis à jour

Toujours en attente de connaître son sort à l’approche des Jeux olympiques de Tokyo, la canoéiste québécoise Laurence Vincent Lapointe est partie s’entraîner en solitaire en Floride pendant que son avocat continue d’exercer de la pression sur la Fédération internationale de canoë (ICF) pour connaître sa décision.

Durant une audience tenue le 9 décembre dernier à Lausanne, en Suisse, l’athlète québécoise a plaidé son innocence dans une affaire de dopage. Des traces de ligandrol avaient été retrouvées dans son urine lors d’un test de dépistage subi le 29 juillet 2019 à Montréal. L’athlète de Trois-Rivières a aussitôt été suspendue par la fédération internationale et est passible d’une suspension de deux ans. 

Une décision finale dans ce dossier devait être rendue par le comité antidopage de l’ICF dans les 30 jours suivant l’audience de Vincent Lapointe. 

«Juste avant le 8 janvier, ils nous ont dit que ça prendrait plus de temps pour rendre la décision, a expliqué l’avocat de la canoéiste, Adam Klevinas. Ils avaient des questions à nous poser pour clarifier certaines choses. On leur a demandé qu’ils nous envoient les questions le plus vite possible, ce qu’ils ont fait six jours plus tard. Ce n’est pas très vite. On a envoyé les réponses le 14 janvier, il y a 10 jours.» 

Possibilité de recours

Les courriels et lettres envoyés par Maître Klevinas à la fédération depuis plus d’un mois n’ont pas suffi à faire aboutir le processus décisionnel. 

«Au début de la semaine prochaine, c’est sûr qu’on va regarder les recours qui sont possibles pour mettre plus de pression. L’audience a eu lieu il y a 45 jours, ce qui est quand même assez long. Je peux comprendre qu’il y a eu les Fêtes, l’affaire de la Russie et que le cas de Laurence est complexe. Mais en même temps, ils ont un devoir de rendre une décision dans les délais», a ajouté Adam Klevinas. 

Grand espoir de médaille canadien en vue des Jeux de Tokyo en 2020, où sa discipline fera son entrée dans le programme olympique, Vincent Lapointe a toujours nié sa culpabilité dans cette affaire. 

Elle et son équipe ont soulevé l’hypothèse d’une contamination des suppléments alimentaires qu’elle consomme pour expliquer la présence de ligandrol, un agent anabolisant qui permet d'augmenter la masse musculaire, dans son organisme. 

Malgré la l’incertitude et la longue attente d’une décision de l’ICF, Vincent Lapointe n’a pas perdu espoir. 

«Je suis certainement déçue de ne pas connaître la décision finale du comité, comme je l'espérais, a-t-elle affirmé par voie de communiqué, il y a deux semaines. Dans les circonstances et avec l’attente de la décision finale, je suis tout même contente de pouvoir reprendre l’entraînement sur l’eau. Mon rêve de remporter une médaille d’or (aux Olympiques) est loin d’être mort!»