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Impact de Montréal

L’intensité à la hausse au camp de l'Impact

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C’était jour de match au camp d’entraînement de l’Impact jeudi alors que les joueurs ont disputé une première partie intraéquipe.

Pour la petite histoire, les roses d’Evan Bush l’ont emporté 2 à 0 contre les noirs de Clément Diop grâce à des buts d’Amar Sejdic et de Bojan Krkic.

Pour un premier match, on peut dire que le tempo était extrêmement élevé et que les fautes ont été nombreuses, tant l’intensité était présente.

Il y avait quelques absents jeudi. Ignacio Piatti et Lassi Lappalainen n’y étaient pas pendant que Saphir Taïder s’entraînait avec le préparateur physique, toujours incommodé par un virus.

Chimie

Le match a surtout mis en lumière une belle complicité entre le jeune Amar Sejdic et Bojan Krkic. Les deux joueurs ont marqué et ont été les plus dangereux.

«C’est fou, je le regardais à la télé avec mon père parce qu’il a fait en sorte que je m’intéresse à Barcelone et maintenant, c’est mon coéquipier», a lancé Sejdic.

«Nous avons une bonne chimie sur le terrain, on voit le jeu de la même façon. Je comprends son positionnement et il me voit dans les petits espaces. C’est génial parce qu’il s’attend à recevoir la balle même quand il ne te regarde pas.»

Sejdic est très à l’aise dans un rôle plus offensif et possède une bonne lecture du jeu.

Choix de deuxième ronde de l’Impact l’an passé, le milieu de 22 ans n’a obtenu qu’un seul départ l’an dernier, ne disputant que 68 minutes dans la MLS.

«L’an passé a été une année de transition, j’ai eu besoin de temps pour développer ma confiance et comprendre mon rôle au sein de l’équipe.»

«Je suis arrivé au camp en comprenant bien la philosophie et je veux être un joueur en qui on peut avoir confiance afin de soutenir l’équipe quand on fait appel à moi.»

Transition

Cette rencontre a aussi été une première occasion de voir ce que le jeune Clément Bayiha, 20 ans, pouvait faire comme arrière droit, lui qui a essentiellement toujours joué comme ailier sauf pendant quelques mois où on l’a utilisé comme latéral droit chez les U19 de l’Académie de l’Impact.

«J’ai des choses à améliorer, mais je sens que je commence à prendre mes repères , a-t-il concédé. En tant qu’ailier, il faut apprendre à bien jouer défensivement quand on devient latéral. Il faut choisir ses moments et c’est ça que je dois améliorer.»

N’empêche que pour un premier tour de piste, il s’est assez bien débrouillé et a su se positionner entre le ballon et le joueur qu’il devait couvrir. De plus, il n’a pas reculé devant le jeu physique, lui qui n’est pas le plus gros à 5 pi 8 po et 155 lb.

Quant à Joel Waterman, il continue de s’adapter à la vitesse du jeu et Evan Bush s’assure de bien l’encadrer.

De vieux amis se retrouvent 

Ça ne fait pas de doute, l’arrivée de Thierry Henry au poste d’entraîneur-chef de l’Impact a soulevé une vague d’enthousiasme chez les joueurs.

Les jeunes sont inspirés, les vétérans veulent en mettre plein la vue et le travail est acharné depuis le début du camp d’entraînement.

Et tout ça se déroule dans le sérieux, certes, mais aussi dans un esprit de franche camaraderie.

Mais il y a un joueur pour qui c’est à la fois un plaisir de retrouver un vieux complice et une étrange impression de désormais l’avoir comme patron. Rod Fanni et Thierry Henry se connaissent bien puisqu’ils ont joué ensemble au sein de l’Équipe de France.

«On se connaît depuis longtemps, confirme Fanni. Ce n’est pas facile parce qu’on avait un rapport totalement différent et il faut faire la part des choses, de son côté comme du mien.»

«C’est plaisant parce que le contact est beaucoup plus facile. Des fois, à travers des regards, on se comprend déjà.»