LNH

«Je me suis regardé dans le miroir, et pas à peu près!» -David Perron

Publié | Mis à jour

À peine quelques mois après avoir soulevé la première coupe Stanley de sa carrière, David Perron s’apprête à vivre une autre expérience unique : sa première participation au match des étoiles de la LNH.

Si prendre part à ce genre de joute est, en soi, très particulier, l’événement aura également une saveur toute spéciale pour le Québécois.

La fin de semaine des étoiles de la LNH vous sera présentée intégralement sur nos ondes, avec, notamment, la description du concours d’habiletés ce vendredi, dès 19h.

En entrevue avec Félix Séguin, le numéro 57 des Blues a bien voulu témoigner de son excitation en vue de la fin de semaine qui approche.

«C’est la cerise sur le sundae! Le fait que le match soit présenté à St. Louis, devant ma famille, c’est exceptionnel. C’est spécial aussi pour la ville. On sent l’engouement du hockey. Avec ce qu’on a vécu au printemps passé, il y a quelque chose de spécial qui se passe ici.»

Des chiffres impressionnants

À l’heure actuelle, Perron trône au sommet des patineurs de la LNH au chapitre des buts gagnants. Il est également 4e pour les points amassés en avantage numérique.

À 31 ans, Perron en impressionne plusieurs cette année.

«Ça fait 13 ans que je joue dans la LNH et je n’avais pas ces statistiques-là avant. Honnêtement, c’est une question de travail. Il y a aussi la chimie que tu développes avec tes coéquipiers qui est importante. Je joue avec Ryan O’Reilly depuis quelque temps et ça se passe bien.

«Je dois aussi souligner que la confiance que l’entraîneur te donne est très importante. Il m’utilise lors de situations que je n’avais pas vécues auparavant. Les 5 contre 3 et les 4 contre 3 en prolongation, on ne m’utilisait pas là avant. Je suis content de pouvoir aider l’équipe présentement.»

Pas toujours facile

Le succès qui colle dernièrement à la peau de David Perron contraste drôlement avec le tumulte entourant les saisons qu’il avait jouées depuis le début de carrière.

Après avoir disputé ses premières campagnes à St. Louis, il s’était aligné à Pittsburgh pendant deux saisons, avant de faire de même à Edmonton. Il avait ensuite évolué 28 matchs à Anaheim, puis était revenu à St. Louis le temps d’une saison.

En 2017-2018, Perron avait de nouveau quitté les Blues pour Vegas, où il avait dû composer avec la tristesse d’une élimination en grande finale de la coupe Stanley.

Perron est finalement revenu (pour une 3e fois) chez les Blues l’an dernier.

A-t-il, à travers tous ces rebondissements, perdu la foi à un certain moment?

«On se pose toujours des questions! Mais c’est sûr que quand ta carrière semble se diriger vers le bas, tu te regardes dans le miroir et tu amènes un peu tes problèmes à la maison. Tu fais juste penser à ça. Ça draine beaucoup d’énergie.

«Quand je suis passé de St. Louis à Edmonton, par exemple, j’ai trouvé ça vraiment difficile, car il n’y avait pas vraiment de direction là-bas. Ensuite, à Pittsburgh, je croyais que ça allait être l’opportunité de ma carrière. Je me disais que j’allais jouer avec Crosby et Malkin. La chimie n’a finalement pas opéré.

«À Anaheim, ça a beaucoup cliqué avec Ryan Getzlaf. C’est là que j’ai réalisé que la chimie était importante pour moi. Bref, je suis content d’être à St. Louis aujourd’hui, et j’espère que les succès vont se poursuivre.»

Travail acharné

Perron avoue également qu’il a dû, au fil des années, faire un gros travail d’introspection.

«Je ne crois pas que les gens le réalisent, mais je me suis regardé dans le miroir et pas à peu près! J’ai essayé plusieurs choses pour continuer à m’améliorer. Ça n’a pas tout le temps porté fruit, mais je suis présentement sur une bonne lancée alors tant mieux!

«Au fil de ma carrière, j’ai appris à laisser les mauvaises choses de côté. Quand tu ramènes de la mauvaise énergie à la maison, ce n’est pas bon pour le lendemain. Tu dois trouver le moyen d’avoir du plaisir.»

Voyez, dans la vidéo ci-dessus, l'entrevue complète de David Perron avec Félix Séguin.