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Une petite anecdote au sujet d’Andrei Kostitsyn

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Le repêchage de la LNH de 2003 est reconnu aujourd’hui comme l’un des meilleurs de l’histoire et notre analyste Alain Chainey, qui était recruteur pour les Ducks d’Anaheim à l’époque, s’en souvient évidemment très bien.

Les Ducks y avaient assuré leur avenir en sélectionnant Ryan Getzlaf et Corey Perry dans la seconde moitié du premier tour.

L’équipe de recruteurs, se souvient Alain, avait aussi discuté, avant la séance, d’Andrei Kostitsyn, qui a finalement été choisi par les Canadiens au 10e rang.

Mais le jour même de la séance, ils ont été témoins de quelque chose qui les a convaincus de ne pas se rabattre sur l’habile, mais imprévisible ailier du Belarus.

«On avait beaucoup parlé d'Andrei Kostitsyn, un joueur très talentueux avec un tir foudroyant, tout le monde le sait», a-t-il raconté, mercredi, à «JiC».

«Mais son intensité de travail variait d'un match à l'autre, continuellement, a-t-il poursuivi. On sortait d'un hôtel avec tous nos recruteurs et on se dirigeait vers l'aréna pour le repêchage, qui était à Nashville. Et là mon recruteur me dit "regarde Alain, le gars de l'autre côté de la rue, le reconnais-tu?" Je ne le reconnaissais pas du tout.»

«Il dit "c'est Andrei Kostitsyn". Et Andrei était sur le coin de la rue, à Nashville, avec une petite cigarette, et tout allait bien, a relaté Alain, sourire en coin. On avait peur de lui pour différentes raisons. Pas son talent : il est très, très talentueux.»

En bout de ligne, si Kostitsyn n’a pas été un échec total, il représente tout de même une certaine déception pour les partisans du CH.

«Il a joué dans la Ligue nationale, mais il ne fut pas aussi pas bon que des gars choisis après lui», a justement souligné Alain.

Pour rappel, Perry, Getzlaf, Zach Parisé, Jeff Carter, Brent Seabrook, Ryan Kesler et Brent Burns ont tous été choisis après Kostitsyn au premier tour. Patrice Bergeron, Shea Weber et Dustin Byfuglien, pour ne nommer qu’eux, ont été sélectionnés dans les rondes suivantes.

Clément envers Timmins

Appelé à commenter les efforts du recruteur-chef du CH, Trevor Timmins, Alain a jugé que celui-ci a fait de l’assez bon travail dans les dernières années, mais que ce fut un peu plus difficile au début de la dernière décennie.

«On ne peut pas se permettre, comme recruteur-chef, de faire en sorte que peut-être la moitié de tes choix de premier tour ne sont pas dans l'organisation» à ce point-ci, a-t-il observé.

L’analyste s’est aussi porté à défense du jeune Jesperi Kotkaniemi, durant son intervention, en plus de revenir sur l’importance de bien choisir ses joueurs même si on dispose de plusieurs choix, comme cela pourrait être le cas pour les Canadiens lors du prochain encan.

Voyez le segment complet dans la vidéo ci-dessus.