Crédit : Pierre-Paul Poulin / JdeM

Impact de Montréal

Fanni le mentor

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Rod Fanni a beau avoir 38 ans bien comptés, il semble sans âge et se déplace avec autant d’aisance que la majorité de ses jeunes coéquipiers.

Le Français est le doyen de l’équipe et il est plus proche en âge des entraîneurs que de la plupart de ses coéquipiers.

«En termes d’expérience, je suis un peu le papi du groupe et ça me fait plaisir de transmettre aux jeunes et de parler avec eux. Ils sont à l’écoute et ça fait plaisir.»

Ce n’est pas pour rien qu’il était essentiel qu’il revienne avec l’équipe pour une troisième année même s’il a perdu son compère Bacary Sagna, l’autre homme expérimenté de la brigade défensive.

«La défensive s’est un peu rajeunie, mais Bacary était un vieux jeune parce qu’il courait beaucoup. Il a été élu meilleur défenseur [de l’équipe] la saison dernière.»

Conseils utiles

Outre Fanni, l’unité défensive compte sur d’autres joueurs d’expérience comme Jukka Raitala, Rudy Camacho et Jorge Corrales, mais il y a des jeunes comme Joel Waterman (24 ans vendredi), Karifa Yao (19 ans) et Clément Bayiha (20 ans).

Les jeunes vont forcément se tourner vers lui pour obtenir une certaine forme de mentorat. Yao, qui est arrière central comme Fanni, n’hésite pas à prendre tous les conseils qu’il lui offre.

«Ça me donne beaucoup d’expérience. Avec tout ce qu’il a accompli au cours de sa carrière, il va m’aider et me donner de petites astuces sur le terrain et en dehors, et ça va me mener un peu plus haut.»

«C’est un des premiers avec qui j’ai pu échanger, affirme Fanni au sujet de Yao. Je l’apprécie personnellement beaucoup parce qu’il est très attachant.»

«Il a beaucoup d’envie de bien faire. Avec un excès d’énergie, il ne sait pas toujours comment canaliser, mais c’est un grand plaisir et on va pouvoir compter sur lui cette saison.»

Progression

Même si la brigade défensive est plus jeune, avec son œil de vétéran, Fanni estime que tous les espoirs sont permis.

«Il y a une marge de progression plus grande avec des jeunes en devenir qui ont soif d’apprendre. S’ils sont à l’écoute, avec un coach d’envergure, ils vont progresser.»

S’il ne connaît pas beaucoup Waterman, il lui trouve déjà de belles qualités. Quant à Bayiha, Fanni croit qu’il a les atouts pour bien se développer à une nouvelle position. Le jeune Montréalais, qui est d’abord un ailier, s’entraîne comme latéral droit.

«Il a les atouts pour le faire, mais c’est sûr qu’il y a encore du travail à faire. Il donne beaucoup, ce n’est pas un poste qu’il connaît de base. Ça va nécessiter encore un peu de travail, mais j’ai confiance en lui.»