Anaheim Ducks v New Jersey Devils

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Des allers-retours formateurs

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Après un début de saison plus difficile que souhaité, Maxime Comtois estime qu’il joue actuellement du bon hockey.

«Mon jeu n’était pas au point en début de saison, mais je m’améliore de jour en jour, a mentionné l’attaquant des Ducks d’Anaheim. Mon exécution n’était pas au point et je ne me plaçais pas au bon endroit au bon moment. Je joue maintenant de la façon qui m’a permis de connaître du succès dans le passé. Si je joue 10 ou 15 minutes, je veux que ce soit les meilleures minutes possible.»

Cédé dans la LAH pour un match en début de saison, Comtois a été retourné dans l’antichambre de la LNH pour sept parties il y a un mois avant d’être rappelé de nouveau. Il a aussi repris le chemin de San Diego, vendredi. Les Ducks souhaitaient que Comtois voie de l’action pendant la pause du match des étoiles dans la LNH.

«Ce fut une petite claque dans la face, a-t-il illustré au sujet de son renvoi du mois de décembre. J’ai compris le message. Les Ducks sont là pour bien développer leurs jeunes. Nous sommes cinq ou six recrues dans l’alignement qui sont le futur de l’équipe.»

«J’étais déçu de retourner dans la Ligue américaine, mais j’ai joué beaucoup de minutes et retrouvé mon rythme, de poursuivre le choix de 2e ronde (50e au total) des Ducks en 2017 qui comptait 11 points en 29 parties. L’entraîneur [Kevin Dineen] me faisait confiance et j’ai retrouvé mes repères.»

«Père adoptif»

À sa première saison complète dans la LNH après avoir disputé dix parties en début de campagne en 2018 avant de retourner avec les Voltigeurs de Drummondville le 25 novembre après un séjour dans la LAH pour retrouver la forme, Comtois peut compter sur un bon allié dans le vestiaire et à l’extérieur de la glace. Ancien porte-couleurs du Canadien de Montréal, Nicolas Deslauriers veille sur la recrue, lui qui s’est joint aux Ducks en juin dernier en retour d’un choix de 4e ronde en 2020 qui a été cédé aux Glorieux.

«Depuis le premier jour du camp, on se tient beaucoup ensemble, a indiqué Comtois. C’est un vrai professionnel sur la glace et à l’extérieur. Je tente d’en apprendre le plus possible de lui. Il est un peu comme un père adoptif. Il prend soin de moi sur la route.»

«Nic n’a pas un travail facile, et nous sommes bien contents de l’avoir avec nous, d’ajouter Comtois. Il joue maintenant à toutes les parties et il apporte de l’énergie.»

Plusieurs recrues

Même si les Ducks peinent au classement avec seulement 39 points au dernier rang dans la Conférence de l’Ouest, Comtois estime que l’équipe est meilleure que son dossier ne l’indique. «On mise sur cinq ou six recrues, ce qui est rare dans la LNH, mais nous avons encore de bons vétérans qui sont capables de produire. Des erreurs de jeunesse et de concentration expliquent quelques défaites.»

Une médaille d’or qui ravive des souvenirs

Aussi souvent qu’il a pu, compte tenu du décalage horaire important entre la Californie et l’Europe, Maxime Comtois a suivi avec intérêt la marche de l’équipe canadienne vers la conquête de la médaille d’or au championnat junior en République tchèque pendant la période des Fêtes.

«Chaque fois que l’équipe canadienne gagne la médaille d’or, je suis content, a résumé l’attaquant des Ducks d’Anaheim. Ils ont montré du caractère en revenant de l’arrière par deux buts en finale contre la Russie. Je connaissais les vétérans de l’édition précédente ainsi que plusieurs autres joueurs. J’ai texté les gars après le tournoi pour les féliciter.»

Controverse

Membre de l’édition qui a remporté l’or en 2018 à Buffalo, Comtois s’était retrouvé au centre d’une controverse en 2019 quand il avait été pris à partie sur les réseaux sociaux après avoir raté un tir de punition en prolongation en quart de finale dans une défaite de 2-1 face à la Finlande, qui devait par la suite remporter la médaille d’or. Ukko-Pekka Luukkonen avait stoppé le tir bas de Comtois. Le Canada était ainsi écarté de la ronde des médailles pour la première fois en 21 ans.

Cette année, il a participé à une campagne publicitaire conjointe avec Hockey Canada et Telus pendant le mondial junior pour mettre en garde les gens contre les méfaits de l’intimidation sur les réseaux sociaux.

«Ça se produit malheureusement souvent, le dénigrement et l’intimidation sur les réseaux sociaux, et je suis content d’avoir été associé à cette campagne publicitaire, a raconté Comtois qui était le capitaine de l’équipe canadienne lors du mondial disputé à Vancouver et Victoria. Si ça peut aider les jeunes qui en sont victimes, j’en suis heureux et ça me fait plaisir de partager mon histoire. Ça se produit trop souvent et c’est déplorable.»

Expérience

Après avoir été victime d’intimidation sur les réseaux sociaux, Comtois est plus conscient de cette réalité qui frappe beaucoup de monde. «Je suis plus alerte quand des personnes à côté de moi vivent cette situation, a-t-il indiqué. Je peux les aider et leur parler de mon expérience.»