Rouge et Or football

Crédit : Simon Clark/Agence QMI

Football universitaire RSEQ

Prêt pour la NFL

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LOS ANGELES - Kétel Assé et Marc-Antoine Dequoy croient que l’intérêt des équipes de la NFL est suffisant et qu’ils seront en mesure de tenir leur proday respectif en mars.

Le bloqueur du Rouge et Or de l’Université Laval et le demi défensif des Carabins de l’Université de Montréal ont complété une semaine bien remplie en participant respectivement au NFLPA Collegiate Bowl et au East West Shrine Bowl. Dans le cas de Dequoy, une fracture à un bras (qui n’est pas complètement guérie) l’a gardé à l’écart du match, mais il a pris part à tous les entraînements.

«C’est réglé à 90 pour cent, a indiqué Assé. Il reste à arrêter une date. Ce n’est pas toujours évident de se rendre à Québec.»

«Des équipes m’ont demandé quand allait se dérouler mon proday, de renchérir Dequoy. La première étape qui était de susciter de l’intérêt est réussie. Au retour à Montréal, il reste à m’asseoir avec Sasha (Ghavami) pour déterminer une date.»

Les deux Québécois ont chacun rencontré une dizaine d’équipes de la NFL au cours de la dernière semaine.

Adaptation

Déçu d’avoir pris part à seulement trois séries, dont une durant laquelle le pivot canadien Nathan Rourke, des Bobcats de l’Ohio, a été victime d’une interception dès le premier jeu, Assé repart de la Californie avec la conviction qu’il peut évoluer dans la NFL. «Je peux compétitionner avec tout le monde, a-t-il affirmé. Je pense que j’ai augmenté ma valeur. Je suis très athlétique, agressif, je peux bloquer et j’ai une bonne attitude. Je souhaite juste qu’une équipe me donne une chance et m’amène au camp pour me développer. Tous les Canadiens vivent une période d’apprentissage. Même un gars comme Laurent Duvernay-Tardif, qui est partant avec les Chiefs, a disputé une saison sur l’équipe d’entraînement.»

«Il y a encore du travail à faire sur le plan technique, notamment les angles que je dois prendre à la ligne de mêlée, de poursuivre Assé, mais je suis à ma place sur le plan physique. Parce qu’il n’y a pas de verge entre les deux lignes comme au football canadien, les angles sont très différents et ça demande une adaptation.»

Retour à l’école

Assé aurait aimé voir plus de terrain, mais aussi démontrer qu’il pouvait être polyvalent. «Quand le garde à gauche s’est blessé, j’ai proposé mes services, mais on m’a dit qu’on préférait que je joue à une seule position, a-t-il indiqué. Je ne comprends pas. J’aurais aimé montrer que je suis polyvalent. Comme bloqueur à droite, je n’étais pas aussi à l’aise parce que j’ai joué quatre ans à gauche à Laval. J’avais pris des répétitions à Knoxville la semaine dernière, avant de partir pour Los Angeles, ce qui m’a aidé. Bruce Richardson [l’ancien joueur de la NFL qui travaille à Knoxville avec le préparateur physique Charles Petrone] m’a dit que j’étais un bloqueur à gauche naturel.»

Parti depuis trois semaines, Assé se disait heureux de reprendre le chemin de la maison où il amorcera sa session d’hiver après avoir raté la première semaine de cours.

Six joueurs du RSEQ au camp national de la LCF

Six joueurs du RSEQ ont été sélectionnés pour participer au camp national d’évaluation de la LCF, qui se déroulera du 26 au 28 mars à Toronto. Les heureux élus sont le bloqueur Kétel Assé et le secondeur hybride Adam Auclair, du Rouge et Or de l’Université Laval ; le demi défensif Marc-Antoine Dequoy, le secondeur Brian Harelimana et l’ailier défensif Samuel Rossi, qui évolue aussi comme secondeur, des Carabins de l’Université de Montréal ; ainsi que le plaqueur Andrew Seinet-Spaulding, de McGill. Le centre Samuel Lefebvre, du Rouge et Or, avait aussi été invité, mais il a opté pour la retraite puisqu’il se joindra à l’entreprise familiale.

Dans les cas d’Assé et de Dequoy, leur participation ou non sera dictée par l’intérêt des équipes de la NFL. Au cours des dernières années, Laurent Duvernay-Tardif, Antony Auclair et Mathieu Betts ne s’étaient pas présentés dans la Ville Reine pour se concentrer à la préparation de leur proday et parce qu’ils n’avaient rien à gagner à participer au camp national.

Pour les autres, ils tenteront d’impressionner les recruteurs et dirigeants des neuf équipes de la LCF. «C’est une étape très importante, a mentionné Auclair. Je suis content d’avoir été sélectionné. Après une semaine de congé à mon retour du Texas pour le College Gridiron Showcase, j’ai repris l’entraînement en préparation des tests physiques.»

Harelimana excité

Harelimana est, lui aussi, très heureux d’avoir été retenu. «Je suis excité et je suis content d’obtenir l’occasion de prouver ma valeur face aux meilleurs espoirs au pays, a-t-il indiqué. Je veux toutefois éviter de trop en faire. Je veux rester moi-même et profiter du moment. Mon objectif est de faire le saut chez les professionnels dès cette année.»

Harelimana aimerait-il rejoindre son ancien entraîneur-chef et maintenant directeur-gérant avec les Alouettes de Montréal, Danny Maciocia? «On va voir ce que le futur me réserve, mais c’est certain que j’aimerais jouer dans ma ville natale et retrouver Danny, a-t-il mentionné. J’ai passé toute ma carrière à Montréal. Peu importe l’équipe, je serai content d’obtenir une opportunité dans la LCF.»

La LCF tiendra trois camps régionaux, dont un à Montréal qui se déroulera le 13 mars sous le Dôme sportif SCitec à Baie-d’Urfé comme l’an dernier. Les meilleurs éléments de chaque camp régional seront invités à Toronto pour le camp national.