Canadiens de Montréal

«Les gens veulent une "star"»

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Depuis son arrivée à Montréal, le 6 janvier, Ilya Kovalchuk mène le Tricolore avec quatre buts en huit sorties. Excluant Tomas Tatar, il est le seul joueur à produire à un rythme d’un point par match.

Certes, le nouveau venu est dans une classe à part dans l’effectif des Canadiens de Montréal. Peut-il maintenir la cadence? Force est d’admettre que son attitude joue en sa faveur.

Le vétéran de 36 ans a souligné l’importance de bien jouer à domicile, jeudi, après la victoire à Philadelphie, et il a traduit ses paroles en actes deux jours plus tard face aux Golden Knights de Vegas. Il a alors déjoué Marc-André Fleury en première période, puis encore en tirs de barrage.

La foule l’acclame, ses coéquipiers lui témoignent un respect évident et il est constamment menaçant sur la glace. Le Russe se plait évidemment dans tout ça, car il est en train de relancer sa carrière dans la métropole.

«Il est très heureux. C’est très stimulant pour lui à Montréal», a raconté à TVA Sports l’agent Pat Brisson, vendredi.

«Il est un athlète hors pair. Ce n’est pas parce qu’il était un joueur fini que ça n’a pas fonctionné pour lui à Los Angeles (en début de saison)», a ajouté le Québécois qui représente Kovalchuk, avec son associé J.P. Barry, chez la firme CAA Sports.

Encore trop tôt pour parler d’avenir

Ce n’est qu’un échantillon et, bien entendu, huit matchs ne font pas une saison. Mais la question se pose : retenir les services de Kovalchuk est-il un scénario possible pour l’état-major?

Bien que l’embauche porte ses fruits jusqu’ici, Brisson a prévenu - avec justesse - qu’il est encore trop tôt pour parler d’une prolongation de contrat.

Après tout, les Canadiens entament la pause du match des étoiles à six points d’une place en séries et il restera beaucoup de hockey à jouer entre le 27 janvier et la date butoir des échanges, le 24 février. Une folle lutte est à prévoir.

«C’est trop prématuré en ce moment pour qu’on parle d’un contrat», avait indiqué Brisson dans le même entretien. (Le directeur général) Marc Bergevin, sa priorité est d’atteindre les séries éliminatoires.»

L’an dernier, le Bleu-blanc-rouge a raté la danse printanière par deux petits points. Ou une victoire, si vous préférez.

Les gens veulent une «star»

Tranquillement, «Kovy» est en train de retrouver la stature d’une vedette, comme dans ses beaux jours avec les Thrashers d’Atlanta, voire les Devils du New Jersey. Les fidèles de la Sainte-Flanelle ne pourraient demander mieux.

Tant pour le numéro 17 que l’organisation, c’est une situation gagnante. C’est «win-win».

«À Montréal, on en a eu des vedettes. C’était il y a longtemps. Et les gens à Montréal, c’est ce qu’ils veulent... une "star", a souligné samedi l’analyste Louis Jean à «Dave Morissette en direct».

«Ils veulent un gars de qui ils disent "va-t-il la mettre dedans? Il va faire quelque chose!". C’est exactement ce qu’on voit de lui (en possession de la rondelle).»

Si Kovalchuk continue d’accumuler les points et qu'il aide le CH à se qualifier pour les séries, Bergevin passera pour un génie.

Si à l'inverse les hommes de Claude Julien dérapent dans la course aux éliminatoires, le DG obtiendra sans doute une offre très intéressante pour marchander sa plus récente prise en retour de choix au repêchage, voire d’atouts, à la date limite des transactions. 

Sachant que le prochain encan de la LNH se tiendra dans l’enceinte du Centre Bell, en juin, les décideurs n’ont pas le droit à l’erreur. Ça promet d’être divertissant d’ici là.