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Le conseil de Marc-André Fleury à Carey Price

TVA Sports

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Quitter la seule équipe pour laquelle on a évolué depuis le début de sa carrière, Marc-André Fleury sait exactement ce que cela représente.  

Samedi soir, complètement à l’autre bout de la patinoire, le Québécois a devant lui Carey Price. Une fois de plus, le gardien des Canadiens est mêlé à des spéculations qui le voient finir sa carrière à l’extérieur de Montréal.    

En entrevue avec Louis Jean à l’approche de la rencontre entre le CH et les Golden Knights de Vegas, sur la glace du Centre Bell, Fleury a accepté d’offrir un conseil à son homologue.  

«Profiter du temps, lui a-t-il recommandé. Quand j’étais à Pittsburgh et que je savais que je partais à ma dernière saison [avec les Penguins], c’est là que j’ai peut-être profité un peu plus de mon temps et du monde qui était là. Il ne faut rien tenir pour acquis.»  

Celui que l'on surnomme «Flower» ne croit pas que Price changera d’adresse pour autant.  

«Je ne suis pas trop inquiet pour lui, a-t-il poursuivi. C’est un très bon gardien et je suis sûr qu’il va avoir du succès, que ce soit ici ou ailleurs. Mais j’imagine qu’il va rester ici.»  

Trop humble   

Tout premier choix de l’encan amateur de 2003, Fleury peut se targuer, au moment d’écrire ces lignes, d’apparaître au cinquième rang de l’histoire au chapitre des victoires, à égalité avec Henrik Lundqvist (458).  

Malgré toute l’ampleur de l’exploit, l’homme masqué fait tôt de rappeler qu’il a bénéficié de circonstances favorables. À vrai dire, l’humble personnage qu’il est ne semblait pas du tout à l’aise de discuter de ce fait d'armes.  

«J’ai été chanceux. Est-ce que je peux m’en aller? a-t-il demandé à la blague. Les premières années à Pittsburgh ont été difficiles, on ne gagnait pas beaucoup. Mais [ensuite], j’ai été chanceux de pouvoir rester en santé pendant que je jouais avec une bonne équipe. Puis, je suis allé dans une autre bonne formation à Vegas.»  

Faire le vide  

Fleury traverse des moments difficiles par les temps qui courent, lui qui est éprouvé par la perte de son père. Samedi, il est en action devant famille et amis au Centre Bell, où son plus grand partisan aurait sans doute été présent pour l’observer.  

Mais lors des matchs, il est important pour Fleury de faire le vide.  

«J’essaie de laisser ça en dehors de la patinoire, de me concentrer à arrêter la rondelle, a-t-il expliqué. Je suis chanceux, j’ai une bonne famille et de bons amis qui vont être là pour m’appuyer. Donc, je vais essayer de bien faire ça pour eux.»  

Voyez l'entretien entre Marc-André Fleury et Louis Jean dans la vidéo ci-dessus.