UCLA v Colorado

Photo : J.J. Molson Crédit : AFP

NFL

Un membre de la famille Molson aux portes de la NFL

Agence QMI / Richard Boutin

Publié | Mis à jour

Les recrues qui tournent le dos au légendaire entraîneur-chef Nick Sabban et au prestigieux Tide d’Alabama ne sont pas légion et J.J. Molson est l’une d’elles.

De la huitième génération de la famille Molson qui a fondé la brasserie du même nom en 1786, et petit-fils de John David Molson qui a été propriétaire du Canadien de Montréal de 1964 à 1971, le botteur des Bruins de UCLA voulait vivre le rêve de la Californie au lieu de se joindre à l’un des meilleurs programmes de la NCAA qui a pignon sur rue à Tuscaloosa.

«C’était un rêve pour moi de me retrouver à Los Angeles, résume-t-il. À UCLA, je ne suis pas un Molson, mais un botteur qui doit performer sous pression et qui porte le numéro 17. Un ensemble de facteurs m’ont fait choisir UCLA plutôt qu’Alabama. Il y a tellement de gens intéressants ici que tu ne sais jamais qui tu peux rencontrer. Le soleil et la belle température te mettent dans un état d’esprit positif. J’avais aussi parlé à LSU, Stanford et Florida State.»

Admissible au prochain repêchage

Bachelier en sociologie depuis décembre, Molson se consacre entièrement à son objectif d’atteindre la NFL. Il sera admissible au prochain repêchage en avril.

«Quand je rêvais à la Californie, je n’avais pas la vision que je pourrais jouer dans la NFL un jour, confie-t-il. Avec les années, j’ai réalisé que c’était possible même si ce ne fut pas toujours facile. À mes deux premières saisons, j’ai pensé plusieurs fois d’arrêter et j’étais parfois déprimé. C’est un job exigeant. Il y a des moments où tu n’es pas à ton meilleur et il est important de continuer. Avec l’expérience, ce n’est plus une option d’arrêter. La seule façon que j’arrêterais, c’est qu’aucune équipe ne soit intéressée à mes services.»

Entrevues avec trois équipes

Parmi les 30 plus beaux espoirs chez les botteurs de précision en début de saison en vue du repêchage, Molson n’a pas connu la saison souhaitée, mais il garde espoir d’obtenir sa chance.

«J’ai bien fait sur les bottés d’envoi en terminant au deuxième rang de la NCAA avec 53 touchbacks en 61 tentatives, mais je n’ai pas fait comme je voulais sur les placements (8 en 14). Je me suis mis trop de pression. Je voulais obtenir le meilleur pourcentage de réussite afin d’atteindre le prochain niveau. Maintenant, je me présente sur le terrain avec l’objectif de m’amuser et je suis plus relax.»

«Depuis le début du NFLPA Collegiate Bowl, j’ai obtenu des entrevues avec les Packers, les Chargers et les Giants, d’ajouter l’ancien botteur des Islanders de John Abbott. La LCF est aussi une option. Ça ferait une belle histoire de jouer pour les Alouettes au stade Percival Molson. J’aimerais y jouer deux saisons en fin de carrière.»

Attachement envers Montréal

Si les Alouettes sont dans sa mire pour clore sa carrière, Molson a développé un profond sentiment d’attachement à Montréal.

«Même si mon rêve était de venir à Los Angeles, j’ai une connexion très spéciale avec Montréal et je veux les rendre fiers avec la NFL et la musique (voir autre texte). Montréal occupera toujours une place dans mon cœur. Mes sentiments sont devenus plus forts même si je suis à Los Angeles depuis quatre ans et que je ne rentre à Montréal que deux semaines par année. Pendant ma jeunesse, j’assistais à toutes les parties du Canadien assis près du banc des joueurs en compagnie de ma mère et de ma sœur. Les partisans du Canadien me manquent surtout dans un match contre les Bruins.»