Canadiens de Montréal

Carey Price, le dernier espoir

Carey Price, le dernier espoir

Félix Séguin

Publié 15 janvier
Mis à jour 15 janvier

La récente série de huit défaites des Canadiens de Montréal a sonné le glas pour les partisans. Plusieurs ont lancé la serviette et ont dit adieu aux séries éliminatoires. Je peux les comprendre. 

Il reste 35 matchs à la saison régulière et les Canadiens ont besoin d’environ 50 points pour espérer participer au tournoi printanier. Les Montréalais ont besoin de beaucoup mais beaucoup de magie. Bref, ils ont besoin d’un miracle. 

Le seul espoir, s’il y en a un, c’est Carey Price.  

Le gardien des Canadiens doit voler des matchs soir après soir comme il l’a fait lors de ses deux dernières sorties. 

Samedi soir à Ottawa, il a réalisé des arrêts importants notamment en troisième période alors que le match semblait glisser entre les mains des Canadiens. Le seul but qu’il a accordé, celui de Drake Batterson, était un but chanceux. 

Lundi soir contre les Flames, Price a été intraitable. Le no 31 a été parfait. 

Bref, Price vient de signer deux très bonnes performances consécutives. Il vient de bloquer 72 des 73 derniers tirs dirigés vers lui. 

Peut-il maintenir un niveau d’excellence aussi élevé d’ici la fin du calendrier? C’est une très lourde commande. 

Sachez que Price, cette saison, a signé 14 de ses 18 victoires (14-2-1) lorsqu’il accorde deux buts ou moins. 

Fleury était un attaquant 

Lundi soir contre les Flames, Cale Fleury a encore trouvé une façon de faire parler de lui. Le défenseur recrue s’est permis de renverser le vétéran Milan Lucic, qui est un colosse. 

Les victimes de Fleury s’accumulent depuis le début de la saison. Il y a eu notamment Jamie Benn (Stars), Vladislav Namestnikov (Sénateurs), et on doit maintenant ajouter le nom de Lucic à la liste des joueurs qui ont été surpris par la robustesse du défenseur de 21 ans. 

De plus en plus, les joueurs des autres équipes vont apprendre à garder la tête haute lorsque Fleury est sur la glace. 

Sachez que Fleury n’a pas toujours été un défenseur. 

La semaine dernière, il m’a indiqué qu’il a joué comme attaquant jusqu’au niveau Bantam. Fleury dit qu’il jouait à l’attaque parce qu’il adorait Sidney Crosby. 

Comme attaquant, Fleury aimait aussi distribuer des coups d’épaule. Cependant, c’est lorsqu’il est devenu un défenseur qu’il a réalisé qu’il avait le plus de chances de percer. 

Ce fut la bonne décision. 

D’ailleurs, Fleury domine tous les joueurs recrues de la LNH pour le nombre de mises en échec. Après 40 parties, il en a 97.