Canadiens de Montréal

10 candidats pour remplacer Claude Julien

TVA Sports

Publié | Mis à jour

Ayant connu deux séquences de huit défaites cette saison, les Canadiens de Montréal sont en voie de rater les séries pour une troisième année consécutive. Les partisans sont naturellement nombreux à réclamer la tête de Claude Julien.    

On peut longtemps débattre du bien-fondé de congédier le Franco-Ontarien, mais un fait demeure : le poste d'entraîneur-chef dans la Ligue nationale de hockey est très précaire. Ce scénario ne peut être écarté.    

Le TVASports.ca a dressé une liste de 10 candidats susceptibles d'intéresser le directeur général Marc Bergevin.        

Pascal Vincent  

Vincent jouit d'une excellente réputation dans le milieu, lui qui a été nommé entraîneur de l'année dans la Ligue américaine en 2017-2018.    

Il en est à sa quatrième saison à la tête du Moose du Manitoba et il paraît mûr pour passer à la prochaine étape, lui qui gravite dans le milieu depuis plus de 25 ans.    

C'est d'ailleurs le Lavallois qui, à l'époque, avait donné une chance à Dominique Ducharme et Joël Bouchard en leur donnant des postes d'entraîneur adjoint avec le Junior de Montréal.    

En Vincent, le CH miserait sur un entraîneur de la nouvelle école qui communiquerait adroitement avec les jeunes joueurs de l'organisation.    

Benoît Groulx  

Trois Coupes du Président avec les Olympiques de Gatineau. L'or avec Équipe Canada junior en 2015. Deux titres de section et une participation à la finale de la Coupe Calder depuis son arrivée à la tête du Crunch de Syracuse en 2016-2017.    

Voilà un entraîneur qui a connu passablement de succès.    

Groulx n'est pas intéressé par un rôle d'adjoint : c'est le poste d'entraîneur-chef qu'il recherche. Et au rythme où gagne le Lightning de Tampa Bay par les temps qui courent, Jon Cooper ne risque pas de lui céder sa place très bientôt...    

Dominique Ducharme  

Si Julien devait être congédié d'ici la fin de la saison, il tomberait sous le sens de confier un rôle intérimaire à Ducharme, sachant qu'il sert déjà l'organisation en tant qu'adjoint.    

Ducharme en est toutefois à une première expérience chez les professionnels avec les Canadiens de Montréal, ce qui pourrait jouer en sa défaveur.    

Sa feuille de route dans la LHJMQ n'en demeure pas moins reluisante, que ce soit avec les Voltigeurs de Drummondville ou les Mooseheads de Halifax. Sous ses ordres, les Mooseheads ont notamment compilé un incroyable dossier de 58-6-3-1 en 2012-2013, ce qui lui a valu le trophée Ron-Lapointe remis à l'entraîneur de l'année.    

Ducharme a aussi mené Équipe Canada junior à la conquête de la médaille d'or en 2018.    

Bob Hartley  

Son bagage est extrêmement riche. Hartley a dirigé des formations aux quatre coins du monde, ce qui inclut même l'équipe nationale lettone.    

Parmi ses faits d'armes : une coupe Stanley avec l'Avalanche du Colorado (2000-2001), un trophée Jack Adams à la tête des Flames de Calgary (2014-2015), un championnat de la Ligue suisse avec les Lions de Zurich (2011-2012), une coupe Calder dans la Ligue américaine à la barre des Bears de Hershey (1996-1997) et une coupe du Président avec le Titan de Laval dans la LHJMQ (1992-1993).    

Hartley avait d'ailleurs été courtisé par le directeur général des Canadiens Marc Bergevin en 2012 avant d'accepter l'offre des Flames.    

Le Franco-Ontarien dirige actuellement l'Avangard d'Omsk dans la Ligue continentale (KHL).    

Alain Nasreddine  

Sachant que Nasreddine occupe un poste d'entraîneur-chef intérimaire avec les Devils, il n'est pas exclu qu'il quitte l'organisation à la fin de la saison.    

Nasreddine n'a pas dirigé une équipe dans les rangs juniors, mais il compte plusieurs années d'expérience dans la LAH et la LNH.     

L'ancien défenseur a servi les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton à titre d'entraîneur adjoint pendant cinq ans, soit de 2010 à 2015. Il a ensuite occupé le même poste chez les Devils jusqu'à ce qu'il obtienne sa chance lorsque son acolyte de longue date, John Hynes, a été congédié en décembre dernier.    

Joël Bouchard  

Il semble être le successeur logique en tant qu'entraîneur-chef du Rocket de Laval.    

Bouchard pourrait facilement communiquer avec les espoirs, qu'il a appris à connaître tant lors des camps de développement que dans la Ligue américaine. Il est reconnu pour donner l'heure juste à ses poulains, lui qui déteste les zones grises. Et il est très sensible aux réalités vécues par les joueurs, lui qui a très souvent fait la navette entre la LAH et la LNH au cours de sa carrière.    

Son intensité et sa grande passion pourraient insuffler une énergie nouvelle aux troupes.    

Karl Alzner, lui, croit qu'il a sa place dans la LNH.  

Patrick Roy  

Ardent compétiteur, il a toujours eu le feu dans les yeux, et ce, même derrière un banc de la LNH. Impossible d'oublier cette prise de bec avec Bruce Boudreau dès son premier match à la barre de l'Avalanche...     

Certains adorent son caractère bouillant, d’autres estiment plutôt qu'il est source de problèmes.    

Avec un tel de statut de légende, Roy n'aurait sans doute aucune difficulté à obtenir le respect de ses joueurs. Il pourrait, qui sait, aider Carey Price à revenir au sommet.    

Le hic, c'est qu'après une excellente première saison au Colorado, couronnée par l'obtention du Jack Adams, Roy a vu l'Avalanche rater les séries deux fois de suite avant de quitter ses fonctions de son propre chef.    

Son retour dans la LHJMQ avec les Remparts de Québec laisse cependant croire qu'il a toujours la flamme.    

Marc Crawford   

Crawford avait appris le français lorsqu'il a été embauché par les Nordiques de Québec en 1994, et il s'y était remis en 2012 lorsque le poste d'entraîneur-chef du CH est devenu disponible.     

La question est de savoir s'il maîtrise assez la langue de Molière au goût des dirigeants du CH.     

Crawford oeuvre dans le milieu depuis un bail. Son bagage d'expérience est considérable. Lors de sa seule saison avec les Nordiques, il est devenu le plus jeune entraîneur à remporter le trophée Jack Adams, à 34 ans, et il détient encore le record. L'année suivante, il soulevait la coupe Stanley avec l'Avalanche.    

Le vétéran a aussi été à la barre des Canucks de Vancouver, des Kings de Los Angeles, des Stars de Dallas et, plus récemment, des Sénateurs d'Ottawa. Crawford a aussi piloté les Lions de Zurich, lui qui a d'ailleurs dirigé Auston Matthews lors de son année de repêchage, en 2015-2016.     

Il occupe désormais un rôle d'adjoint avec les Blackhawks de Chicago.     

Guy Boucher  

Il est un génie de l'aspect tactique du hockey et un psychologue.     

Mais on a pu observer une tendance préoccupante : ses équipes ont tendance à sortir des blocs avec panache au début de son règne pour finalement s'effondrer.     

Les Sénateurs sont passés à un but de la finale de la coupe Stanley lors de sa première année à Ottawa, et on connaît la suite.    

Le Lightning de Tampa Bay, lui, avait commencé l'ère Boucher en atteignant la finale de l'Est avant de rater les séries deux ans de suite - Boucher n'a pas terminé la saison 2012-2013, étant remplacé par Cooper après 31 matchs.    

Cela dit, «l'artiste du 1-3-1» demeure toute une tête de hockey. Parions qu'il redoublera d'ardeur pour revenir dans la LNH.    

Jacques Martin   

Il fait peut-être vieux jeu pour certains, mais des CV comme le sien, il ne s'en trouve pas beaucoup. On peut le constater assez rapidement à l'aide d'une simple visite sur le site web eliteprospects.    

Martin a occupé toutes sortes de postes, même celui de directeur général, avec un grand nombre de formations.    

C'est sous la férule de Martin que les Canadiens ont créé toute une surprise en éliminant coup sur coup les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh en 2010, lors de ce qu'on appelle maintenant le «printemps Halak».    

Et s'il est question de prendre en charge une jeune équipe en transition ou en reconstruction, Martin est certainement qualifié.    

En 1995-1996, il a hérité d'une très jeune équipe lorsqu'il a accepté le poste d'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa. Alexandre Daigle (20 ans), Radek Bonk (20 ans), Alexei Yashin (22 ans) et Daniel Alfredsson (23 ans) n'avaient pas beaucoup d'expérience dans la LNH à l'époque.    

Or, au cours de son règne de neuf ans à Ottawa, Martin a mené les «Sens» à quatre saisons de plus de 100 points, en plus d'être nommé trois fois parmi les finalistes au trophée Jack Adams.    

Martin occupe présentement un rôle d'entraîneur adjoint avec les Penguins, lui qui a participé aux conquêtes de la coupe Stanley de 2016 et 2017 à Pittsburgh.