Crédit : Sébastien St-Jean / Agence QMI

Sports amateurs

Énorme progression pour Courtney Sarault

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La marche était haute pour Courtney Sarault quand elle s’est amenée avec l’équipe nationale de patinage de vitesse courte piste.

Ç’a beau être du sport amateur, il faut faire preuve de professionnalisme pour mettre les chances de son côté. C’est ce qu’a appris la jeune Sarault au cours de la dernière année.

«Le plus grand bond de Courtney, c’est au niveau de son professionnalisme en tant qu’athlète», a constaté l’entraîneur de la formation féminine Frédéric Blackburn, qui ne lance toutefois pas la pierre à la prometteuse patineuse de 19 ans.

«Ce n’est pas seulement sur ce qu’on doit faire sur la glace, mais aussi à l’extérieur. Il y a encore des points à travailler, mais si on regarde globalement, en comparaison avec l’année dernière, c’est son professionnalisme qui fait la plus grande différence», a-t-il précisé.

Originaire du Nouveau-Brunswick, Sarault a dû s’adapter au rythme exigé par le centre national.

«L’an dernier, mon programme d’entraînement n’a pas super bien fonctionné, a admis la principale intéressée, lors d’une entrevue accordée en vue du Championnat des quatre continents de l’ISU prévu samedi et dimanche à l’aréna Maurice-Richard. Je ne me sentais pas tellement bien, à cette même période, il y a un an, mais maintenant, je me sens beaucoup plus forte et je suis très heureuse de ça.»

Une nouvelle réalité

Blackburn ne veut surtout pas critiquer les entraîneurs des autres provinces canadiennes, mais il convient que la réalité est passablement différente au Québec, où le courte piste présente une longue tradition.

«Courtney vient du Nouveau-Brunswick et c’est un peu différent, a expliqué Blackburn. Quand tu viens du Québec, il y a plus de patineurs et dans les nombreux clubs, considérant la proximité avec le centre national, il y a peut-être de meilleurs contacts pour identifier ce que ça prend pour amener les athlètes au plus haut niveau. Courtney est une sacrée athlète et quand elle était au Nouveau-Brunswick, elle n’avait besoin que de s’entraîner sur la glace (pour dominer). Après, c’était fini.»

«Quand tu arrives à Montréal, il y a le travail dans la salle vidéo, la nutrition, la nécessité de bien s’échauffer. Il y a beaucoup de choses qu’elle devait apprendre d’un coup sec quand elle est arrivée ici. Il ne faut pas s’attendre à ce quelqu’un arrive et apprenne tout du jour au lendemain. On y va étape par étape.»

Le plus important, c’est que Sarault se sent maintenant beaucoup mieux, autant physiquement que mentalement. Sa progression suit son cours. Elle compte d’ailleurs trois médailles individuelles en Coupe du monde, cette saison.

Kim Boutin absente

Malgré les bons plats engloutis au Nouveau-Brunswick pendant la période des Fêtes, Sarault tentera à nouveau de bien faire ce week-end à l’aréna Maurice-Richard pour rivaliser avec ses adversaires sud-coréennes, chinoises et japonaises. Les athlètes de l’Europe, en préparation pour les Championnats européens, manquent pour leur part à l’appel.

En vertu du format du nouveau Championnat des quatre continents, Sarault sera en action lors des trois distances individuelles (500m, 1000m et 1500m) tout comme Alyson Charles et Camille DeSerres-Rainville. Kim Boutin, légèrement blessée à un genou, est pour sa part tenue à l’écart.

Chez les hommes, Charles Hamelin, Steven Dubois et William Dandjinou participeront aux différentes courses. Les finales des épreuves de 1500m et 500m sont prévues dès samedi. En plus du 1000m et des relais, les meilleurs athlètes de la compétition devront disputer une super-finale, sur 3000 mètres, dimanche.