Canadiens de Montréal

CH: une équipe fragile

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Quand rien ne va, que les efforts ne sont pas récompensés et que les défaites s’accumulent, c’est souvent la confiance qui lâche en premier. Et quand la confiance chambranle, les avances sont difficiles à garder. Même celles de deux buts.

Dans les huit revers que le Canadien a subis depuis le 28 décembre, trois fois il a pris les devants 2 à 0. À trois autres occasions, dont deux fois lors de la visite des Penguins de Pittsburgh, la troupe de Claude Julien a échappé une avance d’un but.

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Bref, les débuts de matchs sont bons. Mais aussitôt que l’adversaire s’inscrit à la marque, les Montréalais se mettent à jouer sur les talons. C’est le signe d’une équipe fragile.

«Ça prend de l’expérience. Quand tu es plus jeune, ta confiance devient affectée. C’est la même chose pour nous, les vétérans. Il faut travailler là-dessus», a indiqué Phillip Danault.

Nate Thompson et lui auraient pu creuser l’avance du Tricolore grâce à des occasions en or, alors que le pointage était de 2 à 1. Quand la confiance est déficiente, c’est un autre aspect du jeu qui est affecté.

«On ne marque pas facilement dernièrement, c’est ça qui nous met dans le pétrin», a reconnu Claude Julien.

Pas le droit d’abandonner

Une fois la confiance à plat, c’est habituellement le moral qui suit. Plus les revers se succèdent, plus on le sent descendre. Rien de plus normal. Ça fait partie de la nature humaine.

Pour éviter de franchir cette étape, Julien, ses adjoints et les leaders de l’équipe ont tout un travail de motivation à faire.

«On n’a pas le droit d’abandonner et on n’a pas le droit de nous apitoyer sur notre sort. On est payé pour faire un travail et on doit continuer d’essayer de trouver la solution. C’est aussi simple que ça», a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien.

«On est à bout de réponse. Il n’y a rien que je vais dire ce soir (jeudi) qui est différent des autres fois», a-t-il ajouté.

À l’inverse, il semble que les partisans aient déjà jeté l’éponge. Ils ont été plusieurs à huer le Tricolore au son de la sirène. D’ailleurs, il ne serait pas surprenant que le Centre Bell soit passablement vide d’ici la fin de la saison.