Canada v United States

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Hockey

Un congédiement intrigant chez Hockey Canada?

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À seulement trois mois du Championnat du monde, Hockey Canada aurait congédié l’entraîneur-chef de l’équipe féminine, Perry Pearn, car les résultats n’étaient plus satisfaisants.

Par contre, son renvoi semblait être dans les plans depuis longtemps.

À la barre de l’équipe canadienne depuis un an et demi, l’ancien entraîneur adjoint du Canadien de Montréal [2009 à 2012] a montré un dossier de 10 victoires en 17 matchs depuis son embauche.

Toutefois, considérant que le Championnat du monde de hockey féminin aura lieu à Truro, en Nouvelle-Écosse, à compter du 31 mars, ce renvoi peut sembler inopportun. Surtout considérant le fait que l’équipe hôtesse devra se relever de sa dernière performance à ce même tournoi l’année dernière, où pour la première fois depuis sa création en 1990, les Canadiennes n’ont pas réussi à atteindre la finale. Elles ont dû se contenter de la médaille de bronze.

Pearn serait remplacé par son entraîneur adjoint Troy Ryan. Étrangement, au mois de novembre dernier, Hockey Canada avait pris la décision de promouvoir Ryan au poste d’entraîneur-chef et de relégué Pearn au poste d’entraîneur adjoint, le temps de deux rencontres contre les Américaines.

Le pilote de 68 ans a ensuite retrouvé son poste pour deux parties à la Série des rivalités contre les États-Unis, mais sa troupe s’est inclinée pour les deux matchs, un disputé à Hartford et l’autre à Moncton.

«Nous avons pris la décision difficile de relever de Perry Pearn ses fonctions d’entraîneur-chef, a indiqué la directrice des équipes nationales pour Hockey Canada, Gina Kingsbury, dans un communiqué qui a été transmis à l’Agence QMI. [...] Nous remercions Perry pour son professionnalisme, son expertise organisationnelle et ses connaissances en matière de hockey qu’il a inculqués dans notre programme.»

«Avec la situation dans laquelle nous sommes présentement, nous pensons que Troy est la meilleure personne pour notre équipe, a ajouté la femme de 38 ans. L’expérience de Troy à tous les niveaux du programme national féminin canadien profitera au développement continu de nos athlètes.»