Photo : Craig Reedie, président de l'AMA. Crédit : AFP

Sports amateurs

Le Tribunal arbitral du sport saisi par l'Agence mondiale antidopage

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Publié | Mis à jour

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a saisi jeudi le Tribunal arbitral du sport (TAS) concernant le dossier du dopage russe, après avoir prononcé en décembre l'exclusion de la Russie des Jeux olympiques d’été 2020 à Tokyo.

Le TAS, dont le siège est à Lausanne en Suisse, doit désormais rendre une décision définitive concernant l'exclusion pour quatre ans de la Russie de toute compétition internationale, prononcée le 9 décembre par l'AMA pour sanctionner la «manipulation» de données de contrôles antidopage, remises à l'AMA par l'Agence russe antidopage (Rusada), a rappelé l'AMA dans un communiqué.

«Toute décision du TAS (...) devra être reconnue et appliquée par tous les signataires du Code (mondial antidopage, ndlr)», a précisé l'AMA. Le 27 décembre dernier, Rusada avait fait appel de la décision de l'AMA, menant à cette saisie du TAS.

L'AMA a rappelé que, malgré l'exclusion de la Russie, les athlètes russes pourront participer sous drapeau neutre aux compétitions à condition de prouver qu'ils ne sont pas en cause dans cette vaste affaire.

Cette affaire de dopage institutionnalisé en Russie entre 2011 et 2015 implique plusieurs rouages de l'État, dont le ministère des Sports et le service secret FSB, selon plusieurs enquêtes internationales.

Depuis fin 2015, les compétitions internationales en athlétisme n'acceptent plus que des sélections de sportifs russes «neutres», sans les couleurs du pays. Le drapeau blanc, bleu et rouge n'a pas non plus été hissé aux Jeux olympiques d'hiver 2018 de Pyeongchang. 

Début 2019, la remise de milliers de données brutes de contrôles antidopage, stockées dans les serveurs de l'ancien laboratoire de Moscou, aurait dû clore l'affaire.

Mais les experts informatiques missionnés par l'AMA ont découvert que «des centaines» de résultats suspects avaient été effacés de ces données, pour certains entre décembre 2018 et janvier 2019, juste avant leur remise par les autorités russes au gendarme mondial antidopage.