Conéfrence Lauren c. Dicaire

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Boxe

Groupe Yvon Michel convoqué par la Régie

Publié | Mis à jour

Le Groupe Yvon Michel, important promoteur de boxe au Québec, est convoqué par la Régie des alcools des courses et des jeux à une audience prévue pour le 18 février.

Selon ce qu’a appris notre collègue Nancy Audet, qui a mis la main sur le document de la Cour, les motifs pour la convocation sont «atteinte au bon renom du sport, présence de groupe criminalisé, tenue d'un combat concerté et exercice d'un permis au bénéfice d'un tiers».

GYM pourrait voir son permis de promoteur suspendu ou retiré si la Régie n’est pas satisfaite par ses explications. Ce genre de convocation ne survient que très rarement.


La Régie tient à questionner GYM au sujet d’un gala de boxe organisé au Centre Pierre-Charbonneau à Montréal, le 20 septembre dernier, en collaboration avec New Era Fighting & Promotion.

Toujours selon le document de la Cour, «les policiers du Service de police de la ville de Montréal ont constaté la présence de membres du crime organisé, à l’intérieur du périmètre de sécurité dans la section réservée au promoteur» lors de ce gala.

Qui plus est, «un inspecteur aux chambres a remarqué qu’un des agents de sécurité, attitré aux "ring girls", arborait des tatous à l’effigie des Hell’s Angels et ce à la vue du public».

Le 7 novembre dernier, les inspecteurs de la Régie se sont rendus aux locaux de GYM et n’ont pu y trouver les preuves de paiement de l’amphithéâtre, de l’enceinte (ring), de l’équipement audio, des services aux combattants ainsi que le contrat et la preuve de paiement des «ring girls».

GYM pourrait également avoir prêté son permis de promoteur à New Era, un groupe fondé en 2019 dont le but est, notamment, d’organiser des galas permettant à des boxeurs moins connus de gagner en expérience. Il est interdit pour un promoteur de prêter son permis.

Yvon Michel réagit

Le promoteur Yvon Michel a réagi, mercredi en après-midi, aux allégations contenues dans la convocation.

«GYM réfute toutes les allégations reprochées en rapport à l’événement du 20 septembre et aura l’occasion de le démontrer à ce moment. Entre temps, GYM va poursuivre ses opérations normalement», a-t-il écrit sur Twitter.