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«Je ne comprends pas» - Wayne Gretzky

Agence QMI

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Aux yeux du grand Wayne Gretzky, il ne fait aucun doute : les joueurs de la Ligue nationale de hockey devraient avoir la chance de montrer leur savoir-faire aux prochains Jeux olympiques d’hiver, prévus à Pékin en 2022.

Le légendaire numéro 99 a ajouté sa voix à celles des vedettes actuelles de son sport, comme Connor McDavid, John Tavares et Auston Matthews, qui souhaitent le retour de la LNH sur la plus grande scène sportive au monde. Il espère que le commissaire Gary Bettman et le directeur général de l’Association des joueurs, Donald Fehr, trouveront la clé de l’énigme.

«Ces jeunes ont grandi en regardant les hockeyeurs de la LNH participer aux Jeux en 2010 et 2014. Ils ont vu Sidney Crosby, ils ont vu Jonathan Toews. Je suis certain qu’ils sont dévastés à l’idée de ne pas y prendre part. Ce serait bien si la ligue et le syndicat pouvaient s'asseoir et régler le dossier. Une présence aux Olympiques est positive pour le sport», a-t-il commenté en entrevue au quotidien "Toronto Sun".

«Je fais partie de ceux croyant que les Jeux sont excellents pour notre discipline et merveilleux pour notre pays, a-t-il ajouté. On se regroupe autour de cela, surtout en ces temps où il y a tant de problèmes dans le monde. Le sport rassemble les gens et unit tout un pays.»

Que du positif

Ainsi, Gretzky se croise les doigts quant à la suite. Dimanche, le président de la Fédération internationale de hockey sur glace, René Fasel, a déclaré qu’il espérait une conclusion à ce sujet d’ici août.

«J’admets que je ne comprends pas l’aspect affaires de cela; ça me passe par-dessus la tête. Ça concerne la ligue, les propriétaires et le syndicat. Cependant, en voyant l’équipe canadienne junior et en constatant à quel point sa victoire fut émotive pour notre pays, moi et Bob [Nicholson, ancien patron de Hockey Canada], on s’est dit que nous voulons voir les joueurs aux Jeux, a-t-il souligné. Je ne vois rien de négatif, mis à part les voyages et le temps requis. Je me sens mal pour ces jeunes qui n’auront peut-être pas l’opportunité que nous avons eue.»

Pour appuyer ses dires, Gretzky a rappelé son expérience de 1998, à Nagano, où les patineurs de la LNH ont disputé les Jeux pour la première fois de l’histoire.

«Ce fut l’un des faits saillants de ma carrière. Nous étions sur un nouveau territoire. Personne ne savait si nous allions bien cadrer là. Comme hockeyeurs, nous avons eu plus de plaisir que n’importe quel autre athlète olympique. Pour nous, c’était un retour en arrière, vers une époque où on vivait en pension pendant les tournois de hockey mineur. Nous avons réellement aimé notre séjour au village des athlètes.

«Un jour, je marchais près des concessions alimentaires et l’une des choses les plus fascinantes, c’est qu’il y avait de la nourriture provenant de la Chine, du Japon, de la Pologne, du Canada. Tous les athlètes me regardaient. Qu’allais-je manger? Je me suis dirigé tout droit vers le comptoir du McDonald’s et j’ai pris deux Bigs Macs et des frites. Et je crois bien que je ne me préoccupais pas de ce que les gens allaient penser de moi.»