Canadiens de Montréal

À deux semaines d'une vente de fin de saison?

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On le répète souvent depuis le début de la saison, mais ce n’est pas l’effort qui manque chez le Canadien. C’était le cas lors de la séquence de huit matchs sans victoire du mois de novembre et ce fut de nouveau le cas dans chacun des cinq derniers revers de l’équipe.

«C’est ce qui arrive lorsque certains de tes meilleurs éléments sont absents. Il faut être avare défensivement et profiter de chaque occasion qui se présente en attaque», a indiqué Cale Fleury, rencontré dimanche après l’entraînement du Canadien.

Même s’ils sont dans le coup jusqu’à la fin, les joueurs du Tricolore sont loin d’y voir là un prix de consolation.

«Oui, on vend chèrement notre peau et on dispute des matchs serrés. Mais au son de la sirène, on ressent la même chose après une défaite, qu’on ait bien joué ou pas», a poursuivi la recrue.

Le jeune défenseur a cerné une partie du problème. Quand tu ne peux pas répondre par la bouche de tes canons, il faut inévitablement minimiser le nombre d’erreurs. Claude Julien a fait le même constat.

«Par moment, on mériterait un meilleur sort. D’autres fois, il faut qu’on soit meilleurs», a-t-il indiqué.

Pour illustrer son propos, l’entraîneur du Canadien est revenu sur le revers subi face aux Penguins de Pittsburgh.

«En prolongation, on a fait deux mauvais changements. La première fois [Ben Chiarot], on s’en est bien tirés. Pas la deuxième fois [Nick Suzuki]. On aurait pu faire un meilleur effort pour éviter ce but, a-t-il expliqué. C’est le genre de petites choses qui nous fait mal.»

Une rare erreur de Suzuki

Même s’il a souligné l’erreur de sa recrue, Julien était loin de lui en tenir rigueur. Non seulement c’est le genre d’erreur qui fait partie de l’apprentissage, mais Suzuki en donne beaucoup plus à l’équipe que ce à quoi l’on pouvait s’attendre de lui en début de saison.

«Ce n’est pas son genre de décision. C’est dommage et c’est surprenant. C’est une erreur, mais il fait tellement de bonnes choses. C’est un joueur très intelligent. Je suis persuadé que c’est une erreur qu’il ne commettra plus.»

«Plus tu joues, plus tu risques de commettre des erreurs», a également mentionné l’entraîneur-chef.

Pour un troisième match de suite, face aux Penguins, Suzuki a foulé la glace pendant plus de 20 minutes. Lors de ce match, il fut l’attaquant le plus utilisé au sein des deux équipes.

À deux semaines de la vente ?

Les deux semaines qui séparent le Canadien de sa semaine de relâche ne seront pas de tout repos. Au cours des 13 prochains jours, il disputera huit rencontres. Pour ceux qui croient encore aux chances du Tricolore de participer aux séries, c’est là que tout pourrait se jouer.

Marc Bergevin a affirmé qu’il ne faisait pas encore partie des vendeurs.

L’acquisition d’Ilya Kovalchuk prouve, effectivement, qu’il n’a pas lancé la serviette. Toutefois, si les malheurs de l’équipe, qui reçoit les Jets lundi soir, devaient se prolonger jusqu’au week-end des étoiles, la donne pourrait très bien changer.

Brendan Gallagher a chaussé les patins pour la première fois depuis qu’il a subi une commotion cérébrale, le 31 décembre. Il patinait en solitaire à une extrémité de la patinoire, alors que Joel Armia et Jonathan Drouin s’affairaient à l’autre bout.