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Crédit : AFP

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NFL: les honneurs individuels

Publié | Mis à jour

Avant que la frénésie des séries de la NFL ne débute, quoi de mieux pour tirer un trait sur la saison qu’un bilan en décernant les honneurs individuels? Votre humble serviteur y va de ses choix personnels, qui laisseront sans doute place à quelques chauds débats. Chaque choix est discutable, mais tous les noms mentionnés ont chacun à leur façon marqué la dernière campagne.

Joueur le plus utile

Lamar Jackson, quart-arrière (Ravens)

Il n’y a pas vraiment de débat possible autour de ce choix, qui fera quasiment l’unanimité lorsque les véritables honneurs seront décernés à la veille du Super Bowl. Jackson a éclipsé le record de verges par la course de Michael Vick, mais ce n’est pas comme s’il n’avait pas progressé comme passeur. Au contraire, ses 36 passes de touchés contre seulement six interceptions démontrent à quel point il a été en contrôle. À 66,1% de passes complétées, il a montré une belle progression par rapport à sa première saison (58,2%). Aucun autre joueur n’est aussi craint des défensives adverses. Cette année, le candidat de tête est seul dans sa stratosphère.

MENTIONS HONORABLES :

 Michael Thomas (receveur, Saints) : Jamais un receveur n’a reçu pareil honneur et ça ne changera pas cette saison malgré l’excellence de Thomas, mais il mérite amplement d’être mentionné.

 Russell Wilson (quart-arrière, Seahawks) : Sans Russell Wilson et ses prouesses, les Seahawks ne seraient jamais si dominants. Son ratio de 31 touchés et cinq interceptions parle de lui-même.

 Christian McCaffrey (porteur, Panthers) : Il est le troisième joueur dans l’histoire dans le club sélect des 1000 verges par la course et 1000 par la passe. Mais même avec ses précieux services, les Panthers ont été médiocres.

Joueur offensif

Michael Thomas, receveur (Saints)

Quand un receveur bat un record datant de 2002 avec 149 passes captées, il faut sérieusement le considérer comme meilleur joueur offensif. Ce qui joue aussi en sa faveur, c’est qu’il a continué à produire de manière exceptionnelle même en l’absence du quart-arrière étoile Drew Brees, devenant la cible de choix de Teddy Bridgewater. Son niveau de jeu n’a pas baissé d’un iota et il est clairement au-dessus de la mêlée à titre de meilleur receveur de la ligue. Chez les Saints, il compte 119 passes captées de plus que le prochain ailier espacé. Tout le monde dans le stade sait que le ballon s’en vient vers lui, mais personne ne peut l’arrêter.

MENTIONS HONORABLES :

 Christian McCaffrey (porteur, Panthers) : C’est presque injuste de reléguer un formidable porteur comme McCaffrey au rang de mention honorable. Sa production totale de 2392 verges est phénoménale.

 Derrick Henry (porteur, Titans) : Il a remporté le championnat des porteurs avec 1540 verges au sol. Son explosion en deuxième moitié de saison a propulsé les Titans en séries.

 Nick Chubb (porteur, Browns) : Chubb a terminé deuxième chez les porteurs grâce à 1494 verges au sol au sein d’une attaque moribonde. C’est un exploit.

Joueur défensif

Stephon Gilmore, demi de coin (Patriots)

Le titre de joueur défensif est remis depuis 1971 et seulement cinq demis de coin ont remporté cet honneur. Charles Woodson a été le dernier à réussir le coup, en 2009. C’est donc dire que les chances que Stephon Gilmore soit reconnu ne sont peut-être pas grandioses, puisque les votants privilégient souvent des statistiques comme les sacs du quart. Sauf que Gilmore a été tout simplement magistral pour les Patriots. Au-delà de ses six interceptions et deux touchés, il a rabattu 26 passes et les receveurs adverses ne récoltent qu’une maigre pitance chaque semaine contre lui. Personne n’a dominé autant à sa position.

MENTIONS HONORABLES :

 Shaquil Barrett (secondeur, Buccaneers) : Barrett, sorti de nulle part, a été le champion du circuit avec 19,5 sacs du quart. Il en comptait 14 à ses cinq premières saisons !

 TJ Watt (secondeur, Steelers) : Watt revendique 14,5 sacs, mais aussi deux interceptions et neuf passes rabattues. Bref, il est partout sur le terrain.

 Chandler Jones (ailier défensif, Cardinals) : Il a terminé deuxième avec 19 sacs, et en plus, il a forcé huit échappés. Il est bien seul dans la défensive poreuse des Cards.

Retour de l’année

Jimmy Garoppolo, quart-arrière (49ers)

Quand Jimmy G s’est blessé la saison dernière dès la troisième semaine d’activités et que sa saison a pris fin prématurément, le mystère planait. Plusieurs ont remis en question l’investissement des 49ers sur leur quart-arrière. Il est revenu au jeu et après un début de saison chancelant qui a permis à ses détracteurs de s’en donner à cœur joie, il a su élever son jeu. Quand il est aux commandes, les 49ers ne perdent pas, ce qui n’était pas le cas la saison dernière quand il était sur la touche. D’autres candidats sont méritants, mais Garoppolo est probablement celui d’entre eux qui a joué le rôle le plus important au sein d’une équipe qui passe en séries.

MENTIONS HONORABLES :

 Cooper Kupp (receveur, Rams) : Blessé au genou en novembre l’an passé, Kupp est non seulement revenu, mais il est revenu plus fort. Il a mené chez les Rams avec 1062 verges et neuf touchés.

 Travis Frederick (centre, Cowboys) : Le centre des Cowboys avait raté toute la dernière saison, souffrant du syndrome de Guillain-Barré, un trouble neurologique rare. Il est de retour en force.

 Darren Waller (ailier rapproché, Raiders) : Waller est parti du statut d’inconnu à vedette, mais avant de faire sa place, il a dû vaincre sa dépendance aux drogues. Il a terminé troisième chez les ailiers rapprochés avec 84 réceptions.

Recrue offensive

Josh Jacobs, porteur (Raiders)

Pour une troisième année de suite et une quatrième fois en cinq ans, le titre de recrue offensive de l’année risque d’être décerné à un porteur de ballon. Jacobs, l’un des trois choix de première ronde des Raiders, a bouclé la saison au septième rang parmi tous les porteurs de la NFL avec 1150 verges au sol. Chez les recrues, il a été de loin le meneur. Jacobs a aussi contribué sur le jeu aérien avec 20 réceptions. Il représentait un certain point d’interrogation, puisqu’à ses années universitaires à Alabama, il n’avait jamais vraiment été le cheval du champ-arrière. Les doutes ont rapidement été dissipés.

MENTIONS HONORABLES :

 Kyler Murray (quart-arrière, Cardinals) : Sans brûler la ligue, Murray a montré des signes encourageants aux Cardinals et son style athlétique en fera une menace à long terme.

 Terry McLaurin (receveur, Redskins) : C’est la manne avec plusieurs receveurs de première année qui ont été productifs, mais McLaurin, un choix de troisième ronde, a explosé les attentes.

 AJ Brown (receveur, Titans) : Quel receveur explosif ! Avec huit jeux de 40 verges ou plus, Brown a montré qu’il peut transformer un court gain en coup de circuit à tout moment.

Recrue défensive

Nick Bosa, ailier défensif (49ers)

La cuvée 2019 a donné plusieurs bons joueurs défensifs, mais pas un n’a exercé un impact aussi grand que Nick Bosa. Il a dominé les recrues en termes de pression sur les quarts-arrière adverses et il a contribué grandement à la domination totale de la ligne défensive des 49ers. Avec neuf sacs du quart, un échappé forcé, deux échappés recouverts, 16 plaqués pour pertes et même une interception, Bosa s’est révélé comme étant bien plus qu’un chasseur de quarts-arrière, mais plutôt comme un joueur hyper athlétique et utile à toutes les sauces. Bosa est déjà excellent. D’ici peu, il sera une terreur, tout simplement.

MENTIONS HONORABLES :

 Josh Allen (ailier défensif, Jaguars) : La saison de misère des Jaguars a presque fait oublier qu’Allen a réussi 10,5 sacs et qu’il a largement répondu aux attentes au sein d’une défensive qui a pourtant régressé.

 Devin Bush (secondeur, Steelers) : Le secondeur n’a pas mis de temps à s’imposer au cœur de la défensive des Steelers et a été premier chez les recrues avec 109 plaqués. Il revendique aussi deux interceptions.

 Devin White (secondeur, Buccaneers) : Les Bucs n’ont pas raté leur coup avec White, abonné aux gros jeux avec une interception, 2,5 sacs, trois échappés forcés et quatre autres recouverts.

Entraîneur-chef de l’année

John Harbaugh (Ravens)

Voilà une autre catégorie où le choix est très difficile. Certains concluront que Harbaugh est choisi ici en raison de la fiche dominante des Ravens, mais c’est bien plus. Harbaugh a accepté de jouer avec les forces uniques de son quart-arrière Lamar Jackson sans chercher à l’englober dans un système conformiste. La saison dernière, la rumeur courait à l’effet que les Ravens et lui allaient en venir à une séparation amicale, mais la situation était trop belle pour qu’il s’en aille ailleurs. Harbaugh a le souci du détail et l’attention de ses joueurs. Il a aussi leur respect puisqu’il a su se réinventer, sans dénaturer la philosophie de l’organisation.

MENTIONS HONORABLES :

 Kyle Shanahan (49ers) : Voilà un autre entraîneur qui a fait preuve de créativité lorsqu’il le fallait, mais qui a opté pour la bonne vieille recette du livre quand un match le dictait. Kyle Shanahan s’est adapté à toutes les situations.

 Sean McDermott (Bills) : McDermott a tiré le maximum d’une excellente défensive et d’une attaque limitée. Ses joueurs se défoncent pour lui et il a guidé les Bills en séries pour une deuxième fois en trois ans.

 Sean Payton (Saints) : Le génie offensif derrière les succès des Saints vieillit bien et surtout, il a su garder le navire à flots en l’absence d’un grand pilier en Drew Brees.